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Moyens de lutte et comprendre les feux de forêt

Qui intervient quand un feu part, avec quels avions, quels hélicoptères, quels camions, selon quelles règles, et que veulent dire « fixé », « maîtrisé » ou « éteint » ? Cette section relie chaque explication à ses sources et au registre des appareils que notre carte suit en direct.

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Mis à jour le 17 septembre 2026Vérifié le 17 septembre 20261 547 mots

Sommaire
  1. Du premier signalement à l'extinction : la chaîne de lutte
  2. Le dispositif national en chiffres
  3. Ce que notre carte connaît vraiment de ces appareils
  4. Comment lire cette section
  5. Ce que ces pages ne sont pas
  6. Les six familles de la section
  7. Toutes les fiches (47)
  8. Questions fréquentes

Un avion jaune qui rase la cime des pins, un convoi de camions rouges qui remonte la départementale sirènes éteintes, une colonne de fumée brune au-dessus d'un massif, puis, le soir, un communiqué de la préfecture qui annonce un feu « fixé » : ce sont les signes qu'un habitant perçoit d'un incendie, souvent sans savoir ce qu'ils recouvrent. Cette section part de ces observations pour expliquer, pièce par pièce, qui agit, avec quel matériel et selon quelles règles, en donnant pour chaque chiffre le document public d'où il vient.

Vous cherchez la situation du moment ? Elle est sur la carte en direct : foyers détectés par satellite, vent, fumée et moyens aériens en vol. Cette section explique ce que la carte montre ; elle ne remplace ni la carte, ni les consignes des autorités.

Du premier signalement à l'extinction : la chaîne de lutte

Tout commence par une détection. Un témoin appelle le 18 ou le 112, une vigie repère un panache, une caméra ou une patrouille en 4x4 donne l'alerte. Le centre départemental de traitement de l'alerte engage aussitôt un « départ feu de forêt » dont la composition dépend du niveau de danger du jour, publié par la Météo des forêts[6] et traduit par le règlement opérationnel de chaque service départemental : un engin isolé les jours calmes, un groupe entier et parfois un appui aérien les jours de danger très élevé. L'idée est d'attaquer vite et fort tant que le feu est petit, et la grande majorité des départs restent effectivement de petits feux.

Si le feu échappe à cette première attaque, la montée en puissance suit des échelons connus : l'engin isolé, puis le groupe d'intervention feux de forêt, quatre camions-citernes et un véhicule de commandement, puis la colonne, qui rassemble au moins trois groupes et son poste de commandement. Le commandant des opérations de secours, un officier de sapeurs-pompiers, choisit alors une tactique : attaquer le feu au contact, l'attendre sur une ligne d'appui, ou lui retirer son combustible par un feu tactique[3]. Les avions bombardiers d'eau et les hélicoptères ne remplacent pas ce travail au sol : ils l'appuient, en abaissant l'intensité des flammes le temps que les équipes au sol exploitent la brèche.

Viennent ensuite les étapes que les préfectures annoncent une à une, du Feu fixé au Feu maîtrisé puis au Feu éteint, avec entre-temps de longues heures de noyage et de surveillance. Chacun de ces mots a une définition précise, celle du tableau de doctrine du site, et un feu fixé peut encore fumer pendant des jours : c'est l'objet de la famille Comprendre les statuts et le déroulé d'un feu.

Le dispositif national en chiffres

Pour la saison 2026, le ministère de l'Intérieur annonce une flotte d'État de 12 Canadair CL-415, 8 Dash 8 Q400 et 3 Beechcraft King Air basés à Nîmes-Garons, complétée par des appareils loués pour l'été (4 hélicoptères légers, 6 hélicoptères lourds et 6 Air Tractor), par 27 moyens aériens propres aux services départementaux d'incendie et de secours, et par 27 pélicandromes où les avions se rechargent en eau et en retardant[1]. Au sol, le même bilan mentionne 51 colonnes de renfort mobilisables d'un département à l'autre, soit près de 3 500 intervenants et plus de 700 véhicules[1], en plus des camions-citernes feux de forêt de chaque service départemental, dont le nombre total n'est pas détaillé dans ce document. En juin 2026, le ministère a par ailleurs lancé la campagne de la saison à Nîmes-Garons et annoncé la commande de deux Canadair supplémentaires[5].

Ces chiffres nationaux ne disent pas tout. Le rapport du Sénat consacré aux moyens aériens rappelle que la disponibilité réelle des Canadair a fluctué fortement ces dernières années, que l'âge moyen de la flotte dépasse vingt-cinq ans et que chaque heure de vol d'un Canadair coûte près de 16 000 euros[2]. C'est pourquoi chaque fiche de cette section distingue ce qui est en service, ce qui est commandé et ce qui est loué, et date chacun de ses chiffres.

Ce que notre carte connaît vraiment de ces appareils

France Incendie reconnaît les avions et hélicoptères de lutte grâce à un registre nominatif tenu à la main : une liste d'immatriculations vérifiées, chacune rattachée à un rôle (Canadair, Dash 8, avion de coordination, hélicoptère de secours, bombardier loué ou étranger). Quand un appareil de cette liste émet sa position en ADS-B, la carte l'affiche avec son rôle. Les compteurs ci-dessous sont calculés directement depuis ce registre, au moment où la page est générée : ils comptent des immatriculations connues, pas des appareils « officiels ».

12Canadair CL-415Sécurité civile, immatriculations F-ZB
8Dash 8 Q400 MRSécurité civile, indicatif Milan
3King Air 200coordination, indicatif Bengale
8Dragon référencésliste partielle des EC145/H145
66aéronefs loués ou étrangers8 opérateurs au total
97immatriculations suiviesregistre nominatif ADS-B du site

Ces compteurs sont recalculés à chaque génération depuis le registre nominatif du site (fleet-registry.js), celui-là même qui identifie les appareils sur la carte. Il ne recense que des immatriculations vérifiées : ce n'est pas un inventaire officiel des flottes.

Sur les pages d'aéronefs, vous retrouverez le tableau complet des immatriculations d'un même type, avec l'opérateur et le rôle attribué par la carte. Ce que le registre ne sait pas, nous l'écrivons : les hélicoptères loués changent d'immatriculation d'une saison à l'autre, et certains renforts étrangers émettent sans indicatif exploitable.

Comment lire cette section

Les pages sont réparties en six familles, chacune avec sa page de présentation et ses fiches détaillées :

Chaque fiche suit la même logique sans jamais répéter le même texte : un sommaire cliquable, des chiffres clés, un tableau technique ou comparatif quand le sujet s'y prête, une foire aux questions, puis un encadré « Sources et dernière vérification » où chaque affirmation chiffrée renvoie à un document consultable, daté. Quand une donnée est contradictoire ou absente des sources publiques, la fiche le signale dans un encadré « Ce que nous ne savons pas ». En fin de page, les fiches voisines de la même famille et une sélection « À lire ensuite » vous permettent de continuer sans revenir ici.

Ce que ces pages ne sont pas

Cette section n'est pas un manuel. Elle ne décrit aucune procédure à suivre sur un feu et ne prétend pas juger le travail des secours. Elle sert à comprendre : pourquoi un Canadair tourne au-dessus d'un lac, pourquoi un communiqué parle d'un feu « fixé » alors que la fumée est encore visible, pourquoi un camion rouge s'arrête à l'orée d'un massif au lieu d'y entrer, pourquoi des pompiers allument volontairement un feu. Si vous êtes concerné par un incendie en cours, fiez-vous uniquement aux consignes de votre préfecture, de votre mairie et des messages FR-Alert, et relisez nos guides Que faire pendant un feu de forêt et Protéger sa maison.

Enfin, ces pages sont écrites à partir de documents publics : guides de doctrine de la Direction générale de la sécurité civile, rapports parlementaires, communiqués des ministères et des préfectures, sites des services départementaux, fiches des constructeurs. Nous n'y recopions aucun texte tiers ; nous décrivons, nous structurons, nous citons. Pour approfondir le vocabulaire, le glossaire des feux de forêt et la foire aux questions complètent l'ensemble.

Les six familles de la section

Toutes les fiches (47)

Filtrez par famille ou tapez un mot (un modèle, un indicatif, une manœuvre). Sans JavaScript, la liste complète reste visible.

Questions fréquentes

D'où viennent les compteurs d'appareils affichés sur cette page ?

Ils sont recalculés à chaque génération de la page depuis le registre nominatif du site, une liste d'immatriculations vérifiées une par une, la même qui sert à reconnaître les appareils sur la carte. Ce registre ne prétend pas être exhaustif : un appareil loué pour une saison ou un renfort étranger peut ne pas y figurer encore.

Ces pages peuvent-elles servir à intervenir sur un feu ?

Non. Elles s'adressent aux habitants et aux curieux qui veulent comprendre ce qu'ils voient dans le ciel, sur la route ou dans un communiqué. Les procédures réelles relèvent des services d'incendie et de secours et des préfectures ; en cas de départ de feu, la seule consigne utile est d'appeler le 18 ou le 112.

À quel rythme cette section est-elle mise à jour ?

Chaque page porte sa date de mise à jour et sa date de dernière vérification. Les flottes changent d'une saison à l'autre : nous corrigeons dès qu'une source officielle publie un nouveau chiffre, et nous préférons écrire « non publié » plutôt que d'avancer une valeur que personne ne peut vérifier.

18 · 112

En cas d'urgence, appelez le 18 ou le 112. Cette page informe ; elle ne remplace aucune consigne officielle.

Sources et dernière vérification

Dernière vérification des faits de cette page : 17 septembre 2026. Publication : 14 septembre 2026. Mise à jour : 17 septembre 2026.

  1. Ministère de l'Intérieur, « Sur terre et dans les airs : combattre le feu sur tous les fronts » (bilan des moyens 2026) (consulté le 14 septembre 2026)
  2. Sénat, rapport d'information n° 838 (2022-2023) sur les moyens aériens de la Sécurité civile (consulté le 14 septembre 2026)
  3. DGSCGC, guide de techniques opérationnelles « Lutte contre les feux de forêts et d'espaces naturels » (2021) (consulté le 14 septembre 2026)
  4. Sécurité civile, « L'organisation des opérations de secours » (consulté le 14 septembre 2026)
  5. Ministère de l'Intérieur, « Feux de forêt : mieux prévenir, mieux combattre, mieux reconstruire » (lancement de la campagne 2026 et commande de deux Canadair) (consulté le 14 septembre 2026)
  6. Météo-France, « Météo des forêts » (consulté le 14 septembre 2026)

Ce que nous ne savons pas avec certitude

  • Le nombre d'appareils loués pour une saison (Air Tractor, hélicoptères bombardiers d'eau) et leurs immatriculations ne sont pas toujours publiés : nos compteurs ne comptent que les immatriculations vérifiées.
  • Les chiffres nationaux de véhicules et d'effectifs sont des ordres de grandeur communiqués par le ministère de l'Intérieur ; ils varient selon la date et le périmètre retenu.
  • Le nombre total de camions-citernes feux de forêt en service en France n'est pas publié dans les documents officiels cités ici ; les estimations circulant dans la presse varient selon l'année et la source, nous ne l'avançons donc pas.

Qui écrit cette page, et comment

Éditeur
E.repare, à Gujan-Mestras (Gironde), qui édite aussi la carte des feux en direct. Voir à propos et notre méthodologie.
Méthode
Chaque chiffre est relié à une source citée en bas de page, avec sa date. Quand une donnée n'est pas publique ou contradictoire, nous le disons plutôt que de trancher.
Données propres
Les tableaux d'immatriculations et les compteurs viennent du registre nominatif ADS-B du site, celui qui identifie les appareils sur la carte.
Limites
Ces pages informent les habitants ; elles ne décrivent pas une procédure et ne se substituent à aucune consigne des secours ou des préfectures. Une erreur ? Écrivez-nous.