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Le Chinook CH-47D « HeliTak 211 », invité australien de l'été 2026

Un hélicoptère à deux rotors, arrivé démonté dans deux avions militaires australiens, a passé l'été 2026 sur la base de Mont-de-Marsan. Il emporte plus d'eau qu'un Dash 8 et a signé, dans la nuit du 17 au 18 août, les premiers largages nocturnes jamais effectués sur un feu français. Voici ce qu'il fait, ce qu'il a prouvé et ce qui reste sans réponse publique.

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Mis à jour le 17 septembre 2026Vérifié le 17 septembre 20262 316 motsCatégorie : Les hélicoptères contre les feux de forêt

Sommaire
  1. Onze tonnes dans le ventre, rien sous l'élingue
  2. Le Bell 412 désigne, le Chinook frappe
  3. Six semaines landaises, jour après jour
  4. Ce que l'essai a démontré, ce qu'il laisse ouvert
  5. Un service australien, un exploitant nord-américain
  6. Le même chemin que les avions jaunes de Mérignac
  7. Repérer HeliTak 211 sur la carte
  8. Questions fréquentes

Deux C-17 de la Royal Australian Air Force se sont posés sur la base aérienne 118, à Mont-de-Marsan, au tout début du mois d'août 2026. Dans leurs soutes voyageaient un hélicoptère à deux rotors démonté, un appareil plus léger, et vingt-quatre pilotes, mécaniciens et techniciens venus de Nouvelle-Galles du Sud[3]. Une dizaine de jours plus tard, cette machine versait de l'eau sur un feu landais en pleine obscurité, ce qu'aucun aéronef de lutte n'avait encore fait au-dessus du territoire français[4].

Cette fiche raconte ce qu'est le CH-47D immatriculé N47CU, pourquoi la Sécurité civile a voulu l'essayer, comment s'est déroulée sa saison landaise et ce que les autorités en ont retenu. Elle signale aussi les écarts entre les sources, car plusieurs chiffres circulent sur cet appareil sans toujours se recouper.

11 300 Ldans la cuve de souteemport annoncé, source 3
90 spour refaire le pleinen vol stationnaire, source 3
24Australiens déployéséquipages et maintenance, source 3
280 000 Ldéversés à la mi-aoûtcumul provisoire, source 3
21 h 40premier largage nocturnejusqu'à 0 h 35, source 4

Onze tonnes dans le ventre, rien sous l'élingue

La quasi-totalité des hélicoptères qui combattent le feu en France porte son eau à l'extérieur, dans une poche souple accrochée à un câble. Le Chinook venu d'Australie la transporte à l'intérieur, dans une cuve boulonnée au plancher de la soute. Dans sa présentation officielle de l'essai, la Sécurité civile a résumé l'intérêt de cette architecture en un paragraphe.

« La principale force du Chinook réside dans son importante capacité d'emport. Son réservoir peut accueillir plus de 11 tonnes d'eau, permettant de produire un effet puissant et immédiat sur les secteurs les plus actifs d'un incendie »[6].

Le chiffre le plus souvent avancé est de 11 300 litres[3]. Autrement dit, une seule passe dépasse ce que verse un Dash 8 de la Sécurité civile, dont la soute ventrale contient 10 000 litres[11], et approche le contenu de deux Canadair, dont chacun charge environ 6 130 litres répartis dans deux réservoirs[12]. Avions légendaires place d'ailleurs l'appareil au niveau de ces deux références[5].

Le rechargement suit la même logique d'économie de temps : une perche d'aspiration descend dans un lac, un étang ou une retenue pendant que la machine tient le stationnaire, et la cuve se remplit en 90 secondes environ[3]. La même opération est décrite comme légèrement inférieure à trois minutes par Avions légendaires[5] ; nous donnons les deux valeurs sans arbitrer.

Ce réservoir interne présente un dernier avantage, moins visible et pourtant décisif : rien ne pendule sous le fuselage. L'équipage conserve une machine stable, sans charge qui oscille au bout de trente mètres de câble, ce qui autorise le vol sous jumelles de vision nocturne[3].

Appareil
Boeing CH-47D Chinook, biturbine à rotors en tandem
Immatriculation
N47CU[5]
Nom d'appel
HeliTak 211, conservé de son service australien[3]
Emport
11 300 litres en réservoir interne[3]
Rechargement
Perche d'aspiration, 90 secondes environ[3]
Produit largué
De l'eau douce ; la Sécurité civile ne fait pas état de retardant[1]
Propriétaire
Service des incendies ruraux de Nouvelle-Galles du Sud[5]
Exploitant
Coulson Aviation[5]
Base française
Base aérienne 118 de Mont-de-Marsan[5]
Séjour prévu
Début août à fin septembre 2026, selon l'ambassadrice d'Australie citée par Avions légendaires[5]
Code de type
H47 en transpondeur, B412 pour son équipier

Le Bell 412 désigne, le Chinook frappe

Le lourd n'a jamais travaillé isolément. Le second appareil sorti des C-17 est un Bell 412 immatriculé VH-VJD, qui répond au nom d'appel HeliTak 203[3]. Avec 1 800 litres, il ferait déjà un bombardier d'eau honorable pour un département français[3], mais sa mission principale se joue ailleurs.

Une caméra multispectrale lui permet de distinguer les foyers actifs sous la fumée, puis d'indiquer au gros porteur l'endroit exact où poser ses onze tonnes[3]. Cette désignation prend toute sa valeur une fois la lumière tombée, quand les équipages pilotent sous jumelles[3].

Dans les Landes, le ministère de l'Intérieur précise que la reconnaissance préalable a été menée avec un officier sapeur-pompier embarqué[2], et la presse aéronautique décrit une séparation verticale d'au moins 500 pieds, soit environ 150 mètres, entre les deux hélicoptères[4]. Un Dragon de la Sécurité civile marquait par ailleurs la zone à traiter[1]. Les règles générales de cet empilement d'aéronefs au-dessus d'un feu sont détaillées dans la fiche consacrée à la coordination entre le sol et les airs.

Six semaines landaises, jour après jour

  1. Début août 2026 : les deux hélicoptères arrivent démontés à bord de deux C-17 australiens, avec vingt-quatre spécialistes, et sont remontés sur la base de Mont-de-Marsan[3].
  2. 14 août 2026 : première sortie opérationnelle sur l'incendie qui ravage le secteur de Luglon et de Garein, dans les Landes[5]. Le colonel Jérôme Boulanger, cité par AeroTime, indique que le résultat a suffi à renvoyer l'appareil dès l'après-midi[3].
  3. Nuit du 17 au 18 août 2026 : de 21 h 40 à 0 h 35, le Chinook enchaîne les rotations depuis le lac de Commanday, situé à moins de dix kilomètres du feu, sous un régime dérogatoire négocié entre États[4].
  4. 17 août 2026 : la préfecture des Landes déclare l'incendie Feu fixé et autorise 250 habitants à regagner leur domicile[10].
  5. 22 août 2026 : le ministère de l'Intérieur publie un communiqué qui valide l'emploi opérationnel de l'hélicoptère au sein du dispositif national[2][6].
  6. Fin septembre 2026 : terme du séjour annoncé par Lynette Wood, ambassadrice d'Australie en France, d'après Avions légendaires[5]. Nous n'avons pas pu vérifier sur une source consultable le détail des sorties de septembre ni la date exacte du démontage.

Au moment où AeroTime publiait son article, le cumul des largages dépassait 280 000 litres[3]. Ce total n'a pas fait l'objet d'une actualisation officielle ensuite.

Une superficie, trois chiffres

L'étendue brûlée à Luglon au moment de ces largages diffère selon qui la rapporte : plus de 1 150 hectares pour Avions légendaires[5], plus de 1 300 hectares pour Aerobuzz[4], 1 600 hectares pour AeroTime[3]. Les trois textes ont été écrits à quelques jours d'intervalle sur un feu qui progressait encore, ce qui explique sans doute l'écart. Nous ne retenons aucune de ces valeurs comme définitive.

Ce que l'essai a démontré, ce qu'il laisse ouvert

Le premier acquis tient en un mot : la nuit. Les bombardiers d'eau français cessent de larguer au coucher du soleil, alors que le feu, lui, continue de courir. Faire travailler une machine de cette taille entre 21 heures et minuit, guidée par un équipier optronique, revient à ouvrir un créneau que la flotte nationale n'exploitait pas[4].

Le deuxième acquis est l'effet de masse sur un point précis. Le communiqué ministériel présente l'appareil comme un moyen complémentaire, et non comme un substitut aux avions et aux hélicoptères déjà loués chaque été[2]. Cette nuance compte : un Chinook ne quadrille pas une lisière de dix kilomètres, il écrase un secteur actif.

Restent les questions sans réponse publique. Le montant de cette mise à disposition n'a pas été communiqué, et la France n'a acheté aucun appareil de ce type[6]. Le sujet croise un débat plus ancien sur les hélicoptères de transport lourd : Opex360 rappelle la doctrine défendue en 2023, qui préfère « une composante HMA robuste et homogène par armée, dont le coût global de possession sera très inférieur à celui induit par un micro-parc HTL »[6]. Le même site estime que le retour d'expérience landais nourrira les travaux parlementaires du député Jean-Louis Thiériot[6].

Ce que pose une seule passe, selon le moyen aérien engagé en France
MoyenVolume par largageOù se trouve la chargeVol de nuit
CH-47D HeliTak 21111 300 L[3]Cuve interne en soute[6]Oui, sous dérogation et avec guide[4]
Dash 8 Q400 MR10 000 L[11]Soute ventrale[11]Non
Canadair CL-4156 130 L[12]Deux soutes internes[12]Non
Bell 412 HeliTak 2031 800 L[3]Réservoir de l'hélicoptère guide[3]Oui, en désignation d'objectif[3]

Pour situer l'engin dans le paysage européen, deux CH-47F néerlandais ont travaillé en Belgique à l'été 2026 avec des poches souples d'environ 7 600 litres, et non des cuves internes[6]. La formule australienne n'est donc pas la seule façon d'employer un Chinook contre le feu.

Un service australien, un exploitant nord-américain

La machine appartient au service des incendies ruraux de Nouvelle-Galles du Sud ; son exploitation et son entretien sont confiés à Coulson Aviation[5]. Son immatriculation commence par la lettre N, marque du registre des États-Unis, alors que l'appareil vole pour un service australien et que son équipier Bell porte, lui, un matricule australien en VH[3].

Selon AeroTime, c'est la première fois que ce service australien opère en Europe[3]. La mécanique du calendrier rend la chose possible : la saison des feux de l'hémisphère sud se déroule pendant notre hiver, si bien qu'un appareil et son équipage peuvent traverser la planète en juillet sans manquer à leurs obligations chez eux à Noël.

Ce qui distingue cette opération, c'est le canal employé. Les deux hélicoptères ont voyagé sur des avions militaires australiens[3], Avions légendaires présente l'appareil comme « prêté par l'Australie »[5], et Opex360 parle d'une coopération avec ce pays[6]. Le vol de nuit, de son côté, a relevé d'un régime dérogatoire[4]. Les termes exacts de l'accord entre les deux pays n'ont pas été publiés à notre connaissance.

Le même chemin que les avions jaunes de Mérignac

Ce Chinook n'est pas le premier renfort venu de l'autre bout du monde. Depuis 2023, l'État affrète chaque été des Air Tractor AT-802 auprès de sociétés australiennes, qui les convoient jusqu'à Bordeaux-Mérignac et les ramènent à l'automne[9]. Le dispositif 2026 en comptait six, à côté de six hélicoptères lourds et de quatre légers également affrétés[7].

La différence entre les deux histoires tient au montage juridique plus qu'à la géographie. Les monomoteurs relèvent d'un marché public de location, dont le Sénat suit la ligne budgétaire[8] ; le Chinook, lui, est décrit comme prêté par l'Australie[5]. Pour comprendre les premiers, lisez la fiche des Air Tractor « Abel » ; pour les hélicoptères loués avec équipage qui tiennent l'alerte tout l'été, voyez celle des bombardiers d'eau lourds « Puma ».

Repérer HeliTak 211 sur la carte

Notre registre d'immatriculations ne contient pas N47CU. La conséquence est concrète : quand cet appareil émet sa position, nos règles le reconnaissent comme un hélicoptère, sans lui attribuer de rôle de largueur, et il n'apparaît donc pas dans la même famille que les Pélican ou les Milan. Aucun tableau d'immatriculations ne figure sur cette page pour la même raison.

Il reste repérable autrement. Son code de type, H47, est rare dans le ciel civil français, et celui de son équipier, B412, l'est presque autant. L'indicatif radio français éventuellement attribué à la paire n'a pas été rendu public : les deux machines ont conservé leurs noms d'appel australiens.

Le voir sur la carte en direct

Le bouton de cette page recentre la carte en direct sur Mont-de-Marsan, où les deux appareils ont stationné pendant l'été 2026. Une signature caractéristique se lit facilement : des allers-retours courts et lents entre un plan d'eau et un même point du massif, à très basse altitude, répétés toutes les quelques minutes. Si vous suivez un feu landais, la carte des incendies du département vous donnera le contexte au sol de ces boucles.

Questions fréquentes

Pourquoi un hélicoptère australien est-il venu combattre des feux français ?

Parce que les calendriers s'emboîtent. La saison des incendies de l'hémisphère sud occupe notre hiver, et laisse ses moyens disponibles pendant notre été. L'appareil et ses vingt-quatre spécialistes ont voyagé à bord de deux avions militaires australiens ; la presse aéronautique le présente comme prêté par l'Australie, dans le cadre d'une coopération entre les deux pays dont les termes précis n'ont pas été rendus publics.

Qu'est-ce qui empêchait, jusque-là, de larguer de l'eau après le coucher du soleil ?

La sécurité. Voler à quelques dizaines de mètres des arbres, au milieu de la fumée et des reliefs, avec plusieurs appareils dans le même volume, suppose de voir les obstacles. La solution retenue dans les Landes a combiné des jumelles de vision nocturne, un hélicoptère équipé d'une caméra qui désignait les objectifs, une séparation verticale imposée entre les machines, et une autorisation exceptionnelle négociée entre États.

Le Chinook a-t-il fait mieux qu'un Canadair sur ce feu ?

La comparaison n'a pas grand sens, car les deux ne font pas le même travail. Un Canadair écope en mer ou sur un grand lac, puis enchaîne des passes rapides sur une lisière étendue. Le Chinook pose d'un coup une quantité d'eau proche de deux largages de Canadair, sur un secteur restreint et très actif. Le ministère de l'Intérieur le décrit comme un moyen complémentaire du dispositif existant.

Combien cette mise à disposition a-t-elle coûté à la France ?

Le montant n'a pas été rendu public, et nous ne l'inventerons pas. Aucune acquisition d'un appareil de ce type n'a été annoncée non plus. Le débat sur l'achat d'hélicoptères de transport lourd reste ouvert côté français, la doctrine exprimée en 2023 privilégiant des flottes militaires homogènes plutôt qu'un très petit parc spécialisé.

Pourquoi cet appareil n'est-il pas identifié comme bombardier d'eau sur votre carte ?

Parce que son immatriculation N47CU ne figure pas dans notre registre d'appareils vérifiés. Nos règles le classent alors comme un hélicoptère ordinaire, sans rôle particulier. Il reste repérable par son code de type H47, très rare dans le ciel civil français, et par sa trajectoire en allers-retours courts entre un plan d'eau et un point de largage.

Quelle différence entre HeliTak 211 et HeliTak 203 ?

Ce sont les noms d'appel des deux machines australiennes venues ensemble. HeliTak 211 est le CH-47D, celui qui porte les onze tonnes. HeliTak 203 est un Bell 412 immatriculé VH-VJD, doté de 1 800 litres et surtout d'une caméra multispectrale : il reconnaît la zone et désigne la cible au plus lourd, une tâche qui devient essentielle la nuit.

18 · 112

En cas d'urgence, appelez le 18 ou le 112. Cette page informe ; elle ne remplace aucune consigne officielle.

À lire ensuite

Sources et dernière vérification

Dernière vérification des faits de cette page : 17 septembre 2026. Publication : 14 septembre 2026. Mise à jour : 17 septembre 2026.

  1. Sécurité civile, « Emploi opérationnel de l'hélicoptère CH-47D Chinook » (14 août 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : capacité, rechargement, eau douce, accompagnement par un Dragon et un Bell 412
  2. Ministère de l'Intérieur, communiqué « Les essais du CH-47D Chinook confirment son emploi opérationnel » (22 août 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : moyen complémentaire, reconnaissance préalable avec un officier sapeur-pompier embarqué
  3. AeroTime, « Australian Chinook makes nighttime waterbombing debut in France » (août 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : N47CU, HeliTak 211, Bell 412 VH-VJD HeliTak 203, deux C-17, 24 personnels, 11 300 L, 90 s, plus de 280 000 L, première opération du service australien en Europe, colonel Jérôme Boulanger
  4. Aerobuzz, « Premiers largages de nuit pour le CH-47D Chinook dans les Landes » (18 août 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : 21 h 40 à 0 h 35, lac de Commanday à moins de dix kilomètres, régime dérogatoire, séparation de 500 pieds, plus de 1 300 hectares
  5. Avions légendaires, « En France, le Chinook bombardier d'eau est enfin entré en action » (août 2026) (consulté le 17 septembre 2026) : N47CU, « prêté par l'Australie », Coulson Aviation, NSW Rural Fire Service, base 118 de Mont-de-Marsan, séjour jusqu'à la fin septembre selon l'ambassadrice Lynette Wood, plus de 1 150 hectares, remplissage en un peu moins de trois minutes
  6. Opex360, « La Sécurité civile souligne l'efficacité de l'hélicoptère CH-47D Chinook australien » (22 août 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : citation de la DGSCGC, absence d'achat français, doctrine de 2023 sur le micro-parc HTL, travaux du député Jean-Louis Thiériot, CH-47F néerlandais en Belgique avec des poches de 7 600 L
  7. Ministère de l'Intérieur, « Sur terre et dans les airs, combattre le feu sur tous les fronts » (2026) (consulté le 14 septembre 2026) : dispositif aérien 2026 : six Air Tractor, six hélicoptères lourds et quatre légers loués
  8. Sénat, rapport budgétaire sur la mission Sécurités, programme Sécurité civile (2026) (consulté le 14 septembre 2026) : ligne budgétaire de la location d'aéronefs, marché hélicoptères et Air Tractor
  9. AerialFire Magazine, « The Australian AT-802 strike force in France » (1er juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : affrètement d'Air Tractor australiens à Bordeaux-Mérignac depuis 2023
  10. Franceinfo, « L'incendie dans les Landes est fixé, 250 habitants autorisés à rentrer chez eux » (17 août 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : feu de Luglon déclaré fixé, retour de 250 habitants
  11. Netpompiers, fiche « Le bombardier d'eau Dash 8 Q400 MR de la Sécurité civile » (consulté le 14 septembre 2026) : soute ventrale de 10 000 litres
  12. Netpompiers, fiche « Canadair CL-415 / Bombardier 415 » (consulté le 17 septembre 2026) : deux réservoirs d'un peu plus de 3 000 litres, soit 6 130 litres au total

Ce que nous ne savons pas avec certitude

  • La surface brûlée à Luglon au moment des largages est donnée entre 1 150 et 1 600 hectares selon les publications, sur un feu qui progressait encore.
  • Le temps de remplissage de la cuve est annoncé à 90 secondes par la Sécurité civile et à un peu moins de trois minutes par Avions légendaires.
  • Le coût de la mise à disposition de l'hélicoptère et de son équipier n'a pas été publié.
  • La durée du contrat liant le service australien à Coulson Aviation est présentée comme décennale par des reprises de presse, sans source primaire que nous ayons pu vérifier.
  • Nous ignorons si un indicatif radio français a été attribué à la paire en plus de ses noms d'appel australiens.
  • La Sécurité civile décrit des largages d'eau douce ; certaines reprises évoquent un emport possible de retardant, ce que nous n'avons pas confirmé.
  • Le volume total largué pendant le séjour n'a pas fait l'objet d'un bilan officiel après la mi-août 2026.
  • Les engagements de septembre 2026 et la date exacte du démontage des deux hélicoptères n'ont pas été vérifiés sur une source que nous avons pu consulter.

Qui écrit cette page, et comment

Éditeur
E.repare, à Gujan-Mestras (Gironde), qui édite aussi la carte des feux en direct. Voir à propos et notre méthodologie.
Méthode
Chaque chiffre est relié à une source citée en bas de page, avec sa date. Quand une donnée n'est pas publique ou contradictoire, nous le disons plutôt que de trancher.
Données propres
Les tableaux d'immatriculations et les compteurs viennent du registre nominatif ADS-B du site, celui qui identifie les appareils sur la carte.
Limites
Ces pages informent les habitants ; elles ne décrivent pas une procédure et ne se substituent à aucune consigne des secours ou des préfectures. Une erreur ? Écrivez-nous.