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A400M Atlas bombardier d'eau : le kit retardant de l'armée de l'Air

Un avion de transport militaire de 141 tonnes qui dépose 20 tonnes de retardant en moins de dix secondes, de jour comme de nuit : c'est l'expérimentation lancée en Gironde à l'été 2026. Cette fiche retrace les quatre ans d'essais, le premier largage réel au-dessus de Lacanau, ce que l'Atlas apporte face aux Canadair et aux Dash 8, et comment le repérer sur notre carte quand il vole sous indicatif militaire.

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Mis à jour le 17 septembre 2026Vérifié le 17 septembre 20262 704 motsCatégorie : Avions bombardiers d'eau en France : Canadair, Dash 8, Air Tractor, A400M

Sommaire
  1. 25 juillet 2026 : le retardant tombe sur Lacanau
  2. Comment un cargo militaire largue 20 000 litres
  3. De Getafe à Nîmes-Garons : quatre ans pour convaincre
  4. Ce que l'Atlas apporte, et ce qu'il ne remplace pas
  5. A400M, Dash 8, Canadair : le comparatif en six critères
  6. Reaper, MRTT, Caracal : les autres militaires de l'été 2026
  7. Héphaïstos, le contrat vieux de quarante ans entre l'armée et les pompiers
  8. Comment repérer l'Atlas sur la carte en direct
  9. Fiche technique de l'A400M Atlas
  10. Questions fréquentes

Le samedi 25 juillet 2026, un avion de transport militaire gris, long de 45 mètres[10], a survolé la forêt de Lacanau à basse altitude et libéré d'un coup 20 tonnes de retardant par sa rampe arrière[1]. Aucun Airbus A400M Atlas n'avait encore été employé de cette façon sur un incendie réel, ni en France ni ailleurs[8]. Cette page explique d'où vient cette idée, comment elle fonctionne, ce qu'elle a donné en Gironde et pourquoi elle ne remplace ni les Canadair ni les Dash 8 de la Sécurité civile.

Pour vous, habitant du Sud-Ouest, l'enjeu est concret : l'Atlas vole sous un indicatif militaire, à des heures où la flotte civile reste au sol, et notre carte l'affiche dans une couleur à part. Savoir le reconnaître évite de confondre un transit d'entraînement avec un renfort réellement engagé sur un feu.

20 000 Lde retardant par largagesoit 20 tonnes, source 2
moins de 10 spour vider la soutesource 4
25 juillet 2026premier largage réelLacanau, Gironde, source 1
6largages du 25 au 27 juilletselon la presse bordelaise, source 9
4 ansd'essais avant l'engagementEspagne 2022, Nîmes 2025

25 juillet 2026 : le retardant tombe sur Lacanau

L'histoire s'accélère au cœur de l'été 2026. Le 10 juillet, le directeur général de la Sécurité civile évoque publiquement l'idée d'un A400M largueur avant la fin du mois[7]. Le 17 juillet, les ministères de l'Intérieur et des Armées signent avec Airbus une convention pour équiper, à titre expérimental, un appareil de l'armée de l'Air et de l'Espace d'un kit de largage[2]. Le 20 juillet, la qualification des équipages commence[7]. Deux jours plus tard, l'armée de l'Air est engagée en Gironde[1].

Le samedi 25 juillet dans l'après-midi, l'avion, parti de la base aérienne 125 d'Istres, effectue son premier largage opérationnel au-dessus du secteur de Lacanau, en direction de Sainte-Hélène, avec 20 tonnes de produit retardant à bord[1][8]. D'autres missions suivent le lundi 27 juillet[1]. Un média bordelais recense six rotations sur ces trois jours, deux le samedi, une le dimanche et trois le lundi, soit de l'ordre de 120 tonnes de retardant déposées[9]. L'avion lui-même avait été réceptionné en début de semaine sur la base d'Orléans, où il avait reçu son kit[8].

Ce qui frappe, c'est le délai. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a parlé le jour même sur le réseau X d'une « première mondiale » obtenue « en seulement quinze jours », message repris par un média bordelais[14]. Le ministère des Armées, lui, insiste sur le cadre : l'appareil intervient au titre de l'opération Sentinelle et du protocole Héphaïstos, sous l'autorité du préfet de zone, en appui de la Sécurité civile et jamais à sa place[1].

Comment un cargo militaire largue 20 000 litres

Un kit qui roule dans la soute, sans toucher à l'avion

L'A400M n'a pas été transformé en bombardier d'eau : il a reçu un chargement. Le kit conçu par Airbus est un ensemble de réservoirs monté sur palettes, que l'on fait rouler dans la soute comme n'importe quel fret. Il n'exige aucune modification de la cellule et peut donc passer d'un avion à un autre de la flotte[4]. C'est le principe « roll-on, roll-off » : le matin, l'appareil peut transporter des véhicules ; l'après-midi, il peut porter 20 tonnes de retardant.

Les réservoirs se remplissent en moins de dix minutes avec des pompes haute pression standard, celles qu'un pélicandrome utilise déjà pour les Dash[5]. Le produit s'écoule ensuite par gravité : un levier mécanique ouvre une porte, le liquide file dans un conduit de décharge et sort par l'arrière de l'avion, la rampe ouverte[5]. Dans la première version testée en 2022, deux portes indépendantes alimentaient deux sections de tuyaux en bout de rampe[4].

Cinquante mètres au-dessus des pins, à 230 km/h

Pour que le retardant tombe en ligne et non en pluie fine, l'avion doit voler bas et lentement. Lors des essais espagnols de 2022, la hauteur minimale d'emploi était de 150 pieds, environ 45 mètres, à une vitesse pouvant descendre à 125 nœuds, soit 230 km/h[4]. Les essais français de 2025 ont travaillé à moins de 30 mètres du sol[6]. La vidange complète prend moins de dix secondes[4], et la version améliorée du kit, testée fin 2023, a réduit ce temps de plus de 30 % par rapport à l'année précédente, en déposant des lignes de forte concentration de plus de 400 mètres[5].

Pour un géant de 141 tonnes au décollage, propulsé par quatre turbopropulseurs de 11 600 chevaux chacun[10], voler à cette hauteur au-dessus d'un feu demande des équipages entraînés au très basse altitude, ce qui explique la phase de qualification imposée avant tout engagement[3].

De Getafe à Nîmes-Garons : quatre ans pour convaincre

Airbus a dévoilé son kit en juillet 2022, après une campagne d'essais menée à Getafe, près de Madrid, avec le 43e groupe de l'armée de l'Air espagnole, l'unité qui exploite les Canadair de ce pays, et le ministère espagnol de la Transition écologique[4]. Les largages portaient alors sur de l'eau, jusqu'à 20 tonnes, et le constructeur annonçait déjà vouloir étudier l'emploi de nuit[4].

Fin 2023, une version améliorée du prototype est testée pendant deux semaines dans le sud-ouest et le centre de l'Espagne : six largages, trois avec du retardant rouge et trois avec de l'eau, toujours conseillés par le 43e groupe[5]. En France, les travaux commencent en 2024 entre le Centre d'expertise aérienne militaire, Airbus et la Direction générale de la Sécurité civile[3]. Fin avril 2025, l'avion enchaîne des largages ciblés sur l'aéroport de Nîmes-Garons, siège de la flotte civile, sous le contrôle du CEREN, le centre d'essais de l'Entente-Valabre habilité par le ministère de l'Intérieur à évaluer les matériels de lutte[6]. Ces résultats sont ceux qui ont décidé la Sécurité civile[2].

Une idée que le Sénat regardait avec réserve

Le rapport sénatorial de 2023 sur les moyens aériens mentionnait déjà les essais d'Airbus, mais relayait le scepticisme des services opérationnels quant à l'efficacité réelle d'un si gros porteur sur un feu[12]. Trois ans plus tard, l'expérimentation girondine est précisément là pour trancher cette question avec des données de terrain.

Ce que l'Atlas apporte, et ce qu'il ne remplace pas

Le premier apport est la masse : 20 tonnes d'un coup, l'équivalent de deux largages de Dash 8[2] ou d'environ trois Canadair[8]. Le second est l'heure. La Sécurité civile souligne que l'avion militaire, doté de systèmes de vision et de navigation nocturnes, peut déposer du retardant en amont d'un feu pendant la nuit, moment où les flammes progressent souvent le plus dangereusement, et que son avionique autorise le vol à très basse altitude par météo dégradée[2]. La flotte civile, elle, cesse ses largages à la nuit aéronautique.

La doctrine d'emploi retenue est claire : l'Atlas agit en amont des flammes, pour établir des lignes de retardant et protéger les zones les plus exposées, en complément des Canadair et des Dash qui attaquent le front[2][3]. Il n'écope pas, ne tourne pas en noria sur un lac, et ne fait pas de guet aérien armé.

Les limites sont tout aussi réelles. Un syndicat de navigants, dont un pilote de Canadair, a jugé que le déploiement de juillet relevait davantage de la communication que d'un besoin immédiat, et a reproché aux autres avions d'avoir dû suspendre leurs manœuvres pendant la reconnaissance de l'A400M[9]. Aucune mesure publique ne permet encore d'attribuer un gain opérationnel précis à ces six largages[9]. Le coût d'un A400M, estimé entre 100 et 140 millions d'euros[6], et sa disponibilité, tributaire des missions militaires, font qu'il restera un renfort ponctuel et non un avion de la flotte de lutte. Enfin, le kit reste un prototype : l'appareil était encore « en cours d'homologation » en juillet 2025[6].

A400M, Dash 8, Canadair : le comparatif en six critères

Trois avions largueurs, trois façons de travailler (chiffres datés, voir sources)
CritèreA400M Atlas (kit)Dash 8 Q400 MR « Milan »Canadair CL-415 « Pélican »
Charge par largagejusqu'à 20 000 L de retardant[2]10 000 L d'eau ou de retardant[12]6 000 L d'eau[12]
Rechargementpompes au sol, moins de 10 min[5]au sol, sur un pélicandrome[12]écopage sur un plan d'eau
Base d'attacheBA 123 Orléans-Bricy[10], engagé depuis Istres[1]Nîmes-Garons[12]Nîmes-Garons[12]
Vitessecroisière Mach 0,68 à 0,72[10], largage vers 230 km/h[4]650 km/h en transit[12]330 km/h en transit[12]
Nuitoui, revendiqué[2]nonnon
Statut en 2026expérimentation, 1 avion[2]flotte d'État, 8 avions[12]flotte d'État, 12 avions[12]

Pour aller plus loin sur le poids lourd civil du retardant, lisez notre fiche du Dash 8 « Milan », et sur le produit lui-même, la page consacrée au retardant.

Reaper, MRTT, Caracal : les autres militaires de l'été 2026

L'Atlas n'était que la partie la plus visible d'un dispositif militaire plus large, engagé en Gironde à partir du 22 juillet 2026[1]. Le ministère des Armées liste un drone MQ-9 Reaper de la base aérienne 709 de Cognac pour la surveillance de jour comme de nuit, un A330 MRTT Phénix d'Istres et un A400M d'Orléans équipés de modules de réanimation (MORPHÉE et MEROPE), tenus prêts à évacuer des blessés graves avec le Service de santé des armées, ainsi que les hélicoptères Caracal de l'escadron 1/67 « Pyrénées » de la base aérienne 120 de Cazaux, à deux pas du bassin d'Arcachon[1].

Au sol, plus d'une centaine de pompiers de l'Air ont été déployés avec leurs véhicules mousse aéronautiques et leurs camions-citernes, tandis que le 25e régiment du génie de l'Air ouvrait des pare-feu à l'engin[1]. Ces moyens ne commandent jamais : ils sont mis à disposition du préfet de zone et travaillent sous l'autorité du commandant des opérations de secours, comme l'explique notre page sur l'organisation des secours.

Héphaïstos, le contrat vieux de quarante ans entre l'armée et les pompiers

Rien de tout cela n'est improvisé. Depuis 1984, un protocole signé entre le ministère de l'Intérieur et celui des Armées engage les militaires aux côtés des formations de la Sécurité civile, des sapeurs-pompiers et de l'Office national des forêts : c'est l'opération Héphaïstos[13], que le ministère des Armées décrit en 2026 comme un engagement de « plus de quarante ans »[11]. Pendant des décennies, elle a surtout concerné le pourtour méditerranéen, avec un socle permanent de militaires, d'hélicoptères de manœuvre et d'engins du génie prépositionnés chaque été.

Les incendies de 2022, en Gironde notamment, ont changé l'échelle. Au printemps 2023, le protocole a été révisé : sa zone d'intervention a été étendue à toute la France métropolitaine, avec une attention particulière au sud, et sa période de couverture allongée[13]. Pour l'été 2023, près de 160 militaires, trois hélicoptères et une cinquantaine de véhicules étaient ainsi mobilisés du 1er juillet au 30 septembre[13]. L'A400M de 2026 s'inscrit dans ce cadre, en y ajoutant, pour la première fois, un avion largueur.

Comment repérer l'Atlas sur la carte en direct

Les avions de l'armée de l'Air n'émettent pas d'indicatif « Pélican » ou « Milan ». En ADS-B, ils annoncent des noms d'appel militaires génériques, COTAM, CTM, FAF ou FRANCE suivi d'un numéro, et un code de type « A400 ». Notre code range ces émissions sous le rôle « Renfort militaire », affiché en violet avec une icône d'avion de transport, distinct du cyan des bombardiers d'eau et du bleu des hélicoptères.

Deux garde-fous évitent les faux renforts. Un appareil militaire qui passe au-dessus de 12 000 pieds est masqué : à cette altitude, c'est un transit ou un ravitailleur en croisière, jamais un avion engagé sur un feu, alors qu'un A400M avec son kit travaille bien plus bas. Et les avions-école qui volent sous indicatif FAF, Grob 120 ou PC-21 par exemple, ne sont jamais affichés. Ce que la carte ne sait pas, en revanche, c'est quel A400M précis porte le kit : les immatriculations F-RBA de la série ne sont pas rattachées individuellement à cette mission dans notre registre.

Sur la carte en direct, le bouton « Voir sur la carte » de cette page recentre la vue sur Lacanau, secteur du premier largage. Un marqueur violet qui décrit des passages bas et lents au-dessus d'un panache, puis repart vers Istres ou Bordeaux-Mérignac, est très probablement un Atlas en mission ; un marqueur violet filant en ligne droite disparaît de lui-même dès qu'il monte. La page Gironde rassemble les feux du département, et le glossaire explique le vocabulaire des communiqués.

Fiche technique de l'A400M Atlas

Constructeur
Airbus Defence and Space[10]
Exploitant en France
armée de l'Air et de l'Espace, 61e escadre de transport, base aérienne 123 d'Orléans-Bricy[10]
Flotte française
21 livrés depuis 2013 selon la fiche officielle[10] ; « plus de 25 » selon le ministère en juillet 2026[3]
Longueur, envergure, hauteur
45,1 m, 42,4 m, 14,7 m[10]
Masse maximale au décollage
141 t[10]
Charge utile
35 t[10]
Motorisation
4 turbopropulseurs TP400-D6 de 11 600 ch[10]
Équipage
2 pilotes et un chef de soute selon la mission[10]
Kit incendie
réservoirs amovibles Airbus, jusqu'à 20 000 L, vidange en moins de 10 s, remplissage en moins de 10 min[4][5]
Paramètres de largage
150 ft et 125 kt lors des essais de 2022[4], moins de 30 m lors des essais de 2025[6]
Premier emploi réel
25 juillet 2026, Lacanau (Gironde)[1]
Coût unitaire de l'avion
100 à 140 millions d'euros selon la presse régionale[6]

Questions fréquentes

L'A400M est-il un nouvel avion de la Sécurité civile ?

Non. L'appareil appartient à l'armée de l'Air et de l'Espace et reste basé à Orléans. Il a reçu, à titre expérimental et dans le cadre d'une convention signée le 17 juillet 2026 entre les ministères de l'Intérieur et des Armées et Airbus, un kit de largage amovible. La Sécurité civile le demande comme un renfort, il n'est pas compté dans sa flotte de 12 Canadair et 8 Dash 8.

Pourquoi parle-t-on de retardant et non d'eau pour l'A400M ?

Parce que sa mission retenue en France est de déposer des lignes de retardant en amont du feu, sur les zones exposées, pas d'arroser directement les flammes. Le kit accepte les deux liquides, et les essais espagnols de 2022 ont été faits avec de l'eau, mais un avion qui ne peut pas écoper et qui recharge au sol tire tout son intérêt d'un produit qui reste efficace des heures après avoir été largué.

L'Atlas peut-il vraiment larguer la nuit ?

C'est ce qu'annonce la Sécurité civile, en s'appuyant sur les systèmes de vision et de navigation nocturnes de l'avion militaire. Airbus disait dès 2022 vouloir étudier l'emploi de nuit et présentait son kit amélioré de 2023 comme utilisable jour et nuit. À notre connaissance, les six largages de juillet 2026 en Gironde ont eu lieu de jour ; aucun largage nocturne réel n'a été rendu public à la date de cette page.

Combien de largages l'A400M a-t-il effectués en Gironde en 2026 ?

Le ministère des Armées confirme un premier largage le samedi 25 juillet au-dessus de Lacanau, puis de nouvelles missions le lundi 27 juillet. Un média bordelais en dénombre six sur ces trois jours, deux le samedi, un le dimanche, trois le lundi, soit environ 120 tonnes de retardant. Aucun bilan officiel chiffré du nombre de rotations n'avait été publié à la date de rédaction.

Comment savoir si l'avion violet sur la carte est bien l'A400M ?

La carte classe sous « Renfort militaire », en violet, tout appareil qui émet un indicatif COTAM, CTM, FAF ou FRANCE, ou un type ADS-B A400, à condition qu'il vole sous 12 000 pieds. Un Atlas en mission sur un feu décrit des passages bas et lents au-dessus du panache. La carte ne connaît pas l'immatriculation précise de l'avion porteur du kit : elle reconnaît le type et le comportement, pas l'individu.

Un seul largage de 20 tonnes vaut-il vraiment deux Dash 8 ?

En volume, oui : un Dash 8 Q400 MR emporte 10 000 litres, l'A400M jusqu'à 20 000. Mais un largage n'est pas qu'un volume : la hauteur, la vitesse, la longueur de la ligne déposée et la coordination avec les autres avions comptent autant. Un syndicat de navigants a d'ailleurs critiqué l'engagement de juillet 2026, et aucune évaluation publique du gain réel n'existait encore en septembre 2026.

18 · 112

En cas d'urgence, appelez le 18 ou le 112. Cette page informe ; elle ne remplace aucune consigne officielle.

Sources et dernière vérification

Dernière vérification des faits de cette page : 17 septembre 2026. Publication : 14 septembre 2026. Mise à jour : 17 septembre 2026.

  1. Ministère des Armées, « Feux de forêts : l'armée de l'Air et de l'Espace en appui à la Sécurité civile » (29 juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : engagement depuis le 22 juillet, premier largage du 25 juillet à Lacanau, 20 tonnes, missions du 27 juillet, Reaper, A330 MRTT (module MORPHÉE) et A400M (module MEROPE) prêts pour l'évacuation médicale, Caracal, pompiers de l'Air, 25e RGA, Sentinelle et Héphaïstos
  2. Sécurité civile (ministère de l'Intérieur), « L'avion A400M en renfort de la Sécurité civile pour la lutte contre les feux de forêt » (juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : convention du 17 juillet 2026, essais d'avril 2025 à Nîmes, 20 tonnes équivalant à deux Dash, emploi en amont du feu, vol de nuit et très basse altitude
  3. Ministère des Armées, « A400M Atlas : une capacité complémentaire dans la lutte contre les feux de forêts » (24 juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : expérimentations depuis 2024 avec le CEAM, plus de 25 A400M à Orléans, action en amont des flammes, qualification des équipages
  4. Airbus, communiqué « Airbus successfully tests firefighting kit on A400M » (26 juillet 2022) (consulté le 14 septembre 2026) : essais de Getafe avec le 43e groupe espagnol, 20 tonnes en moins de 10 s, 150 ft, 125 kt, kit sans modification de l'avion
  5. Airbus, communiqué « Airbus upgrades A400M firefighter prototype kit » (5 décembre 2023) (consulté le 14 septembre 2026) : temps de décharge réduit de plus de 30 %, remplissage en moins de 10 min, lignes de plus de 400 m, six largages en Espagne
  6. France 3 Occitanie, « L'Airbus A400M version bombardier d'eau vient de terminer une campagne d'essais de largages ciblés » (4 juillet 2025) (consulté le 14 septembre 2026) : essais de fin avril 2025 à Nîmes-Garons évalués par le CEREN, moins de 30 m, 230 km/h, coût de 100 à 140 millions d'euros
  7. Zone Militaire (opex360), « L'armée de l'Air et de l'Espace va renforcer la Sécurité civile avec un avion A400M transformé en bombardier d'eau » (23 juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : annonce du 10 juillet par le directeur général de la Sécurité civile, début de la qualification des équipages le 20 juillet, engagement sous une dizaine de jours
  8. La Libre, « Feux de forêt : l'avion militaire A400M réalise une spectaculaire première mondiale en Gironde » (25 juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : largage de l'après-midi vers Sainte-Hélène, première utilisation de l'appareil en conditions réelles, réception de l'avion à Orléans en début de semaine, équivalent de trois Canadair
  9. Bouger à Bordeaux, « Incendies en Gironde : le bilan de l'A400M suscite de vives critiques » (été 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : six rotations du 25 au 27 juillet, environ 120 tonnes, critiques d'un syndicat de navigants, absence de mesure publique du gain
  10. Ministère des Armées, fiche « Airbus A400M Atlas » (consulté le 14 septembre 2026) : 21 appareils livrés depuis 2013, 61e escadre, dimensions, 141 t, 35 t de charge utile, moteurs TP400-D6, équipage
  11. Ministère des Armées, « Feux de forêt : mobilisations des armées en appui des forces de sécurité civile » (protocole Héphaïstos) (consulté le 14 septembre 2026) : engagement des armées « depuis plus de quarante ans » au titre d'Héphaïstos et de Sentinelle, 600 sapeurs-sauveteurs en 2026
  12. Sénat, rapport d'information n° 838 (2022-2023) sur les moyens aériens de la Sécurité civile (consulté le 14 septembre 2026) : capacités Canadair 6 000 L et Dash 10 000 L, vitesses, flotte de 12 et 8 appareils à Nîmes, coûts horaires, réserve sur l'A400M
  13. Ministère des Armées, dossier de presse « Opération Héphaïstos » (juin 2023) (consulté le 17 septembre 2026) : protocole depuis 1984, révision du printemps 2023, dispositif du 1er juillet au 30 septembre 2023 : près de 160 militaires, 3 hélicoptères et une cinquantaine de véhicules
  14. Bouger à Bordeaux, « Vidéo : l'A400M a réalisé son premier largage opérationnel en Gironde » (juillet 2026) (consulté le 17 septembre 2026) : reprend le message de Sébastien Lecornu du 25 juillet 2026 : « Une première mondiale, rendue possible en seulement quinze jours »

Ce que nous ne savons pas avec certitude

  • L'immatriculation exacte de l'A400M porteur du kit n'a pas été publiée : les appareils français appartiennent à la série F-RBA, mais aucune source officielle ne désigne l'avion engagé à Lacanau. Notre registre ne lui attribue donc aucune entrée nominative.
  • Le nombre total de largages effectués en Gironde après le 27 juillet 2026, et l'éventuel emploi de nuit en conditions réelles, n'ont fait l'objet d'aucun bilan officiel à la date de cette page ; le décompte de six rotations vient d'un média régional.
  • La taille de la flotte française d'A400M varie selon les sources : 21 appareils livrés d'après la fiche officielle de l'armée de l'Air, « plus de 25 » d'après un article du ministère des Armées de juillet 2026.
  • Un site spécialisé anglophone date le premier largage du 25 juin 2026 et nomme le kit « Firefighter Demo Kit Mk2 » ; nous retenons la date du 25 juillet donnée par le ministère des Armées et ne reprenons pas la dénomination, absente des communiqués Airbus consultés.
  • Le coût d'une heure de vol de l'A400M en mission incendie et le coût du kit ne sont pas publiés ; seul le prix unitaire de l'avion circule dans la presse.

Qui écrit cette page, et comment

Éditeur
E.repare, à Gujan-Mestras (Gironde), qui édite aussi la carte des feux en direct. Voir à propos et notre méthodologie.
Méthode
Chaque chiffre est relié à une source citée en bas de page, avec sa date. Quand une donnée n'est pas publique ou contradictoire, nous le disons plutôt que de trancher.
Données propres
Les tableaux d'immatriculations et les compteurs viennent du registre nominatif ADS-B du site, celui qui identifie les appareils sur la carte.
Limites
Ces pages informent les habitants ; elles ne décrivent pas une procédure et ne se substituent à aucune consigne des secours ou des préfectures. Une erreur ? Écrivez-nous.