France Incendie
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Pélican, Milan, Dragon, Bengale : indicatifs et immatriculations des aéronefs de secours

Les avions et hélicoptères qui combattent les feux ne s'annoncent jamais par un numéro de vol : ils portent un nom d'appel, un mot suivi d'un numéro qui raconte l'histoire de la flotte. Cette page décode chaque famille d'indicatifs, explique le registre F-ZB des aéronefs d'État, montre ce que l'ADS-B raccourcit, et sert de table de référence entre indicatif, immatriculation et rôle sur la carte.

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Mis à jour le 17 septembre 2026Vérifié le 17 septembre 20262 728 motsCatégorie : Avions bombardiers d'eau en France : Canadair, Dash 8, Air Tractor, A400M

Sommaire
  1. Un nom d'appel, pas un numéro de vol
  2. La grammaire des indicatifs, famille par famille
  3. F-ZB, le registre des aéronefs d'État
  4. Ce que l'ADS-B tronque
  5. « HBE » et « GAAr » ne sont pas des indicatifs
  6. Les indicatifs que nous n'expliquons pas
  7. La table de référence de France Incendie
  8. Immatriculations suivies sur la carte
  9. Questions fréquentes

Quand un Canadair passe au-dessus d'une plage du Médoc, personne à la radio ne l'appelle par son immatriculation. Le pilote se présente comme « Pélican 33 », le Dash 8 qui le suit est « Milan 77 », l'hélicoptère rouge et jaune qui veille sur le littoral est « Dragon 33 ». Ces noms d'appel sont une langue à part, avec ses familles, ses numéros qui racontent l'histoire de la flotte et ses exceptions. Cette page les décode un par un.

Elle sert aussi de table de référence pour tout le site : chaque indicatif est relié à l'immatriculation peinte sur l'appareil (F-ZBFN pour Pélican 33, par exemple) et au rôle que notre carte lui attribue quand il émet sa position. Si une autre fiche cite un appareil, c'est ici que la correspondance est vérifiée.

12Pélican en servicenumérotés de 31 à 48, avec des trous
8Milannumérotés de 73 à 80, sans trou
3Bengale96, 97 et 98
8caractères maximumpour un indicatif transmis en ADS-B

Un nom d'appel, pas un numéro de vol

Un avion de ligne s'annonce par le code de sa compagnie suivi d'un numéro de vol qui change à chaque trajet. Un appareil de la Sécurité civile fait l'inverse : il porte un nom d'appel stable, un mot facile à comprendre à la radio suivi d'un numéro, et ce couple le suit d'une saison à l'autre. Le mot désigne la famille (le type d'appareil et sa mission), le numéro désigne la machine, ou bien la base dans le cas des hélicoptères.

Ce choix n'a rien de décoratif. Sur un feu, un coordinateur en vol enchaîne des ordres brefs à plusieurs avions à la fois ; « Pélican 44, largage autorisé » se comprend sans ambiguïté au milieu du bruit, là où une immatriculation épelée lettre par lettre ferait perdre des secondes. Les noms eux-mêmes sont des animaux : le pélican pêche en plongeant, comme l'amphibie qui écope[2] ; le milan est un rapace au vol agile[3].

Pour vous, habitant ou promeneur, retenir la grammaire de ces noms suffit à comprendre ce qui vole au-dessus de votre commune, et à lire un communiqué de préfecture qui parle de « deux Pélican et un Milan engagés » sans avoir besoin d'un lexique.

La grammaire des indicatifs, famille par famille

Le tableau qui suit résume les familles que vous pouvez croiser dans le ciel français en 2026. Les premières sont des appareils d'État ; les suivantes sont des appareils loués, départementaux ou étrangers, dont l'indicatif obéit à d'autres logiques.

Familles d'indicatifs et sens du numéro qui les accompagne
IndicatifAppareilCe que dit le numéroExemples
PélicanCanadair CL-415 de la Sécurité civilenuméro de coque propre à chaque avion, de 31 à 48[2]Pélican 31, 33, 44, 48
MilanDash 8 Q400 MR de la Sécurité civilenuméro de coque, de 73 à 80[3]Milan 73, 75, 80
BengaleBeechcraft King Air 200 de la Sécurité civilenuméro de coque, 96 à 98[5][6][7]Bengale 96, Bengale Investigation
DragonHélicoptère EC145 ou H145 de la Sécurité civilenuméro du département de la base, pas de la machine[9]Dragon 33, Dragon 83, Dragon 2B
AbelAir Tractor AT-802F loués à un contractant australien[12]numéro attribué pour la saisonAbel + numéro
MoraneHélicoptères légers mis en œuvre en 2014 pour le département des Bouches-du-Rhône et les marins-pompiers de Marseille[18]non précisé par notre source ; la presse régionale évoque un numéro de départementMorane + numéro
CharlieHélicoptère de reconnaissance et de commandement du SDIS de la Gironde[11]numéro du départementCharlie 33
HeliTakChinook CH-47D exploité par Coulson Aviation pour l'Australie, sous immatriculation américaine N47CU[13]indicatif d'origine australienneHeliTak 211
FocaCanadair du 43 Grupo de l'armée de l'air espagnole[14]numéro d'appareil espagnolFoca + numéro

Pourquoi les Pélican commencent à 31

Les numéros ne sont pas tirés au hasard. Les premiers Canadair CL-215, arrivés en France en 1969, portaient leur numéro de série constructeur, si bien que « Pélican 01 » était le tout premier CL-215 sorti d'usine[4]. Les Tracker, eux, avaient été numérotés de 1 à 20 dans leur ordre d'arrivée[4]. Quand les CL-415 sont livrés à partir de 1995, on leur ouvre une nouvelle série qui démarre à 31, dans l'ordre des affectations, en sautant les numéros 40, 46 et 47 déjà portés par d'anciens Canadair[4].

Les trous actuels de la série (36, 41, 43) correspondent à trois avions perdus en service, et le 40 comme le 46 et le 47 n'ont jamais été réutilisés : c'est pour cela que douze avions occupent des numéros qui vont de 31 à 48[2]. Notez qu'un accident n'efface pas forcément un nom : Pélican 35, gravement endommagé lors d'un exercice en mer près de Porto-Vecchio le 15 mai 2025, a conservé son indicatif après réparation et son retour à Nîmes en septembre 2025[19][20].

Milan 73 : l'héritage des Fokker

Avant les Dash 8, la Sécurité civile larguait du retardant avec des Fokker 27 transformés, qui portaient les numéros 27, 71 et 72[4]. Le premier Dash 8 Q400 MR, mis en service en 2005, a donc pris la suite avec le numéro 73 et un mot nouveau, « Milan », le second devenant Milan 74[3]. Les six avions neufs livrés de 2019 à 2023 ont reçu les numéros 75 à 80, ce qui donne aujourd'hui une série pleine de huit machines[3].

Bengale, Bengale Investigation, Icare

Les trois King Air ont chacun leur numéro (96, 97, 98), mais ils changent de nom selon la mission. En simple liaison ou navette d'équipage, l'avion s'annonce « Bengale » suivi de son numéro ; envoyé reconnaître un départ de feu, il devient « Bengale Investigation » ; quand un coordinateur aérien est à bord pour distribuer les cibles aux bombardiers, l'indicatif devient « Icare ». Une même cellule, trois voix à la radio[21].

Dragon : le numéro est celui de la base

Les hélicoptères de la Sécurité civile s'annoncent par le mot « Dragon » suivi du numéro du département où ils sont stationnés[9]. Dragon 33 est donc l'hélicoptère de la base de Bordeaux, celui-là même qui est pré-positionné à Lacanau chaque été, de manière permanente du 16 juin au 20 septembre en 2024, pour surveiller le littoral[10]. Si la machine part en révision et qu'une autre la remplace, le nom reste : Dragon désigne un poste, non une immatriculation. C'est la raison pour laquelle notre tableau de référence ne fait correspondre aucun numéro Dragon à une immatriculation précise.

F-ZB, le registre des aéronefs d'État

Les avions civils français portent des immatriculations qui commencent par F-G, F-H ou F-B. Les appareils qui appartiennent à l'État et volent pour les douanes, la police ou la Sécurité civile ont un registre à part, régi par un arrêté du 3 mai 2013 sur l'immatriculation des aéronefs militaires et des aéronefs appartenant à l'État[1]. Ils reçoivent tous des marques qui débutent par F-ZB, et l'annexe de ce texte répartit les blocs de lettres entre administrations.

Dans sa version en vigueur depuis le 5 juillet 2024, cette annexe attribue à la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises deux plages de marques, F-ZBET jusqu'à F-ZBFZ puis F-ZBMA jusqu'à F-ZBZZ, auxquelles s'ajoutent six codes isolés dont F-ZBEG, tandis que les douanes reçoivent F-ZBAA à F-ZBES et F-ZBGA à F-ZBLZ[1]. Vous retrouvez cette répartition dans la flotte réelle : les Canadair sont des F-ZBF ou F-ZBM, Pélican 39 est justement F-ZBEG, les Dash 8 sont tous des F-ZBM, et les hélicoptères Dragon cités par la chronique de leur flotte portent des F-ZBP ou F-ZBQ[9].

Préfixe commun
F-ZB, réservé aux aéronefs d'État hors armées[1]
Séries Sécurité civile
de F-ZBET à F-ZBFZ, puis de F-ZBMA à F-ZBZZ, avec six codes isolés en plus[1]
Séries douanes
F-ZBAA à F-ZBES et F-ZBGA à F-ZBLZ[1]
Texte de référence
arrêté du 3 mai 2013, annexe modifiée par l'arrêté du 3 juillet 2024[1]
Exemple avion
F-ZBMM, Milan 80, mis en service en 2023[3]
Exemple coordination
F-ZBFK, le King Air qui s'annonce Bengale 96[5]

Un détail pratique pour lire un site de suivi de vols : l'immatriculation et l'indicatif ne s'écrivent jamais de la même manière. Une chaîne qui commence par F-ZB est une plaque d'identité fixe ; un mot suivi d'un numéro est un nom d'appel. Les deux sont utiles, et notre carte les lit tous les deux, parce que l'un manque parfois quand l'autre est présent.

Ce que l'ADS-B tronque

Les appareils transmettent leur position par ADS-B, et le message d'identification qui accompagne cette position ne prévoit que huit caractères pour le nom d'appel, chacun codé sur six bits, avec seulement les lettres majuscules, les chiffres et l'espace[8]. Un mot comme « Bengale 96 » compte dix signes une fois l'espace compté ; il ne rentre pas. Ce qui sort du transpondeur est donc une forme raccourcie, décidée par l'équipage ou la configuration de l'appareil.

Sur notre carte, ces raccourcis prennent des formes concrètes. Les King Air apparaissent comme « BENGA96 », « BENGA97 » ou « BENGA98 » : le mot est coupé à cinq lettres pour laisser la place au numéro. Un Canadair peut émettre « PELICAN3 », la huitième case ne suffisant pas à écrire le second chiffre, ou bien ne transmettre que son immatriculation. Début septembre 2026, trois Bengale tournant sur les Cévennes ont ainsi été reconnus à leurs indicatifs raccourcis, puis rattachés à leurs immatriculations par notre registre.

Pourquoi nous lisons deux champs à la fois

Un indicatif tronqué peut être ambigu, et un appareil peut voler sans indicatif du tout. Notre code reconnaît d'abord l'immatriculation, qui est stable, et n'utilise le nom d'appel qu'en second. La méthode complète est décrite sur la page Comment nous suivons les avions en ADS-B.

« HBE » et « GAAr » ne sont pas des indicatifs

Deux sigles reviennent souvent dans les communiqués et les articles, et se font parfois prendre pour des noms d'appel. Ce sont des termes de doctrine. « HBE » signifie hélicoptère bombardier d'eau : la catégorie regroupe les machines qui larguent depuis un seau suspendu sous l'appareil ou depuis un réservoir embarqué[16]. Qu'il soit lourd ou léger, loué pour la saison ou départemental, un tel hélicoptère reste un HBE sur le papier, mais aucun pilote ne s'annonce « HBE » à la radio.

« GAAr » désigne le guet aérien armé, une manière d'employer les avions plutôt qu'un appareil : des bombardiers d'eau déjà chargés patrouillent sur des circuits prédéfinis au-dessus des secteurs les plus exposés, pour raccourcir le délai entre la découverte d'un départ de feu et le premier largage[15]. Un Milan en GAAr reste « Milan » à la radio ; c'est sa mission qui change, pas son nom. Historiquement les Tracker assuraient ce guet, les Dash 8 ont pris le relais, et les Air Tractor loués s'y ajoutent en été[15].

Le pélicandrome de Bordeaux-Mérignac illustre ce mélange de familles : durant l'été 2025, un Dash 8 de la Sécurité civile, l'hélicoptère Charlie 33 du SDIS et six Air Tractor australiens y ont partagé le même parking, du 25 juin au 3 octobre, le temps de 629 mouvements d'aéronefs[17]. Trois indicatifs différents, trois propriétaires différents, un seul objectif.

Les indicatifs que nous n'expliquons pas

Par honnêteté, voici les noms que notre filtre de flotte accepte sans que nous puissions en documenter le sens. Le code de la carte reconnaît les préfixes « FADO », « ZEBRE » et « SECU » parmi les indicatifs de moyens de secours, hérités d'observations passées, mais aucune source publique consultée n'en décrit l'usage. Nous les laissons en place tant qu'ils n'engendrent pas de fausse détection, et nous les retirerons si un contrôle montre qu'ils ne correspondent à rien.

Le même filtre retient aussi « PUMA » et « CONDOR » pour des hélicoptères bombardiers d'eau loués, noms relevés dans la presse régionale mais que nous n'avons trouvés dans aucun document officiel : nous ne savons pas dire quelle règle fixe leur numéro. Il reconnaît enfin les préfixes « COTAM », « CTM » et « FAF », que nous associons à des avions militaires venus en renfort (un A400M, par exemple) ; aucune source publique consultée ne nous a permis d'en décrire la logique, et la carte ne les présente comme renfort que s'ils volent bas près d'un feu.

Deux autres points restent ouverts. L'indicatif « Abel » attribué aux Air Tractor loués en 2026 ne repose que sur un article de presse spécialisée de juillet 2026[12] ; nous attendons de l'entendre sur nos propres relevés. Et le Chinook déployé par l'Australie, exploité par Coulson Aviation sous l'immatriculation américaine N47CU, arrivé à Mont-de-Marsan début août 2026 (déploiement annoncé le 2 août, prévu jusqu'à fin septembre), a conservé son nom d'origine, HeliTak 211[13] ; nous ignorons s'il a reçu un indicatif français en parallèle.

La table de référence de France Incendie

Le tableau généré ci-dessous est la seule source d'immatriculations du site : il est produit à chaque construction de la page depuis notre registre nominatif, jamais recopié à la main. Il recense les avions d'État français que nous savons reconnaître (Canadair, Dash 8, King Air), avec leur indicatif quand il est documenté. Les hélicoptères n'y figurent pas : notre liste de cellules Dragon, incomplète, mêle encore des machines détruites conservées pour repérer une erreur de transpondeur, et elle est commentée sur la fiche consacrée à cette flotte. Pour les Pélican et les Milan, la correspondance vient des tableaux de netpompiers.fr[2][3] ; pour les Bengale, de photographies de spotters qui associent l'immatriculation au numéro peint sur la dérive[5][6][7].

Immatriculations suivies sur la carte

Le tableau ci-dessous est généré automatiquement depuis le registre nominatif de France Incendie : 23 immatriculations rattachées au rôle « Canadair (bombardier) » ou « Bombardier (Dash-8) » ou « Bengale (coordination aérienne) », opérées par Sécurité civile. C'est avec cette liste que la carte reconnaît un appareil quand il émet en ADS-B. Indicatifs radio : netpompiers.fr (tableaux Pélican et Milan) et photographies de spotters pour les Bengale, détail dans les sources 2, 3, 5, 6 et 7 (14 septembre 2026).

Registre nominatif du site, 23 entrées
ImmatriculationIndicatifType ICAOOpérateurRôle sur la carte
F-ZBFPPélican 31CL2TSécurité civileCanadair (bombardier)
F-ZBFSPélican 32CL2TSécurité civileCanadair (bombardier)
F-ZBFNPélican 33CL2TSécurité civileCanadair (bombardier)
F-ZBFXPélican 34CL2TSécurité civileCanadair (bombardier)
F-ZBFYPélican 35CL2TSécurité civileCanadair (bombardier)
F-ZBFVPélican 37CL2TSécurité civileCanadair (bombardier)
F-ZBFWPélican 38CL2TSécurité civileCanadair (bombardier)
F-ZBEGPélican 39CL2TSécurité civileCanadair (bombardier)
F-ZBEUPélican 42CL2TSécurité civileCanadair (bombardier)
F-ZBMEPélican 44CL2TSécurité civileCanadair (bombardier)
F-ZBMFPélican 45CL2TSécurité civileCanadair (bombardier)
F-ZBMGPélican 48CL2TSécurité civileCanadair (bombardier)
F-ZBMCMilan 73DH8DSécurité civileBombardier (Dash-8)
F-ZBMDMilan 74DH8DSécurité civileBombardier (Dash-8)
F-ZBMHMilan 75DH8DSécurité civileBombardier (Dash-8)
F-ZBMIMilan 76DH8DSécurité civileBombardier (Dash-8)
F-ZBMJMilan 77DH8DSécurité civileBombardier (Dash-8)
F-ZBMKMilan 78DH8DSécurité civileBombardier (Dash-8)
F-ZBMLMilan 79DH8DSécurité civileBombardier (Dash-8)
F-ZBMMMilan 80DH8DSécurité civileBombardier (Dash-8)
F-ZBFJBengale 98BE20Sécurité civileBengale (coordination aérienne)
F-ZBFKBengale 96BE20Sécurité civileBengale (coordination aérienne)
F-ZBMBBengale 97BE20Sécurité civileBengale (coordination aérienne)

Une immatriculation absente de cette liste peut tout de même apparaître sur la carte grâce aux règles d'indicatif et de type ; une immatriculation présente peut ne pas voler aujourd'hui. Pour voir ce qui est en l'air maintenant : la carte en direct.

Même complétée, une telle liste d'hélicoptères n'aurait pas de colonne Indicatif, parce que le mot Dragon s'accompagne d'un numéro de base, non d'un numéro de machine ; une même cellule peut voler comme Dragon 33 un mois et Dragon 64 le suivant. Les fiches Dragon EC145 et H145 et Avions retirés : Tracker et CL-215 racontent respectivement la flotte d'hélicoptères et les familles d'indicatifs disparues.

Sur la carte en direct

Quand un appareil de ce tableau émet, la carte l'affiche avec son rôle (Canadair, Dash 8, coordination) et, dans sa fiche, l'indicatif tel qu'il a été reçu, donc parfois raccourci. Le bouton « Voir sur la carte en direct » ci-dessus recentre la vue sur Nîmes-Garons, base des avions ; un jour de feu, cherchez plutôt les silhouettes cyan orientées selon leur cap au-dessus du département concerné.

Questions fréquentes

Pourquoi n'y a-t-il pas de Pélican 36, 40 ou 41 ?

La série des CL-415 a démarré à 31 en 1995 et a sauté d'emblée les numéros 40, 46 et 47, déjà portés par d'anciens Canadair CL-215. Les numéros 36, 41 et 43 ont ensuite disparu avec les trois avions perdus en service, et aucun n'a été réattribué. Les douze avions actuels occupent donc des numéros compris entre 31 et 48 avec des trous.

Dragon 33 désigne-t-il toujours le même hélicoptère ?

Non. Dragon est suivi du numéro du département de la base, pas d'un numéro de machine. L'hélicoptère de Bordeaux s'appelle Dragon 33 quelle que soit la cellule stationnée ce jour-là ; si elle part en révision, sa remplaçante reprend le nom. C'est pourquoi notre tableau ne relie aucune immatriculation d'hélicoptère à un numéro Dragon.

Que veut dire BENGA96 sur la carte ?

C'est l'indicatif Bengale 96 raccourci pour tenir dans les huit caractères du message d'identification ADS-B, qui n'accepte que des majuscules, des chiffres et l'espace. Bengale 96 désigne le King Air 200 immatriculé F-ZBFK, un avion de reconnaissance et de coordination qui ne largue jamais d'eau.

Un avion peut-il changer d'indicatif au cours d'une même journée ?

Oui, pour les King Air. Le même appareil s'annonce Bengale suivi de son numéro en liaison, Bengale Investigation quand il part reconnaître un départ de feu, et Icare quand un coordinateur aérien est à bord pour diriger les largages. Les Canadair et les Dash 8 gardent en revanche leur Pélican ou leur Milan.

À quoi reconnaît-on qu'un appareil appartient à l'État français ?

À son immatriculation, qui commence par F-ZB au lieu de F-G ou F-H pour les avions civils. Un arrêté du 3 mai 2013 répartit ces marques entre administrations : la Sécurité civile se voit attribuer, entre autres, les marques allant de F-ZBET jusqu'à F-ZBFZ et celles de F-ZBMA jusqu'à F-ZBZZ, ce qui correspond aux Canadair, aux Dash 8, aux King Air et aux hélicoptères Dragon.

Pourquoi certains appareils apparaissent-ils sur la carte sans indicatif lisible ?

Parce que l'équipage n'a pas renseigné de nom d'appel dans le transpondeur, ou parce que l'appareil transmet son immatriculation à la place. Les avions loués pour une saison, immatriculés à l'étranger, et les renforts européens sont les cas les plus fréquents. Notre carte reconnaît alors l'appareil par son immatriculation ou par son type, quand il figure dans le registre.

18 · 112

En cas d'urgence, appelez le 18 ou le 112. Cette page informe ; elle ne remplace aucune consigne officielle.

À lire ensuite

Sources et dernière vérification

Dernière vérification des faits de cette page : 17 septembre 2026. Publication : 14 septembre 2026. Mise à jour : 17 septembre 2026.

  1. Légifrance, arrêté du 3 mai 2013 fixant les règles d'immatriculation des aéronefs militaires et des aéronefs appartenant à l'État, annexe (version en vigueur depuis le 5 juillet 2024, modifiée par l'arrêté du 3 juillet 2024) (consulté le 14 septembre 2026) : répartition des séries F-ZB entre douanes et Sécurité civile
  2. netpompiers.fr, fiche Canadair CL-415 (Bombardier 415), tableau des Pélican et immatriculations (consulté le 14 septembre 2026) : correspondance Pélican 31 à 48, origine du nom
  3. netpompiers.fr, fiche Dash 8 Q400 MR de la Sécurité civile, tableau des Milan (consulté le 14 septembre 2026) : Milan 73 à 80, immatriculations et années, sens du nom
  4. marsaly.fr, « Des chiffres et des lettres : les bombardiers d'eau de la Sécurité civile » (28 août 2016, mis à jour le 16 novembre 2021) (consulté le 14 septembre 2026) : logique de numérotation : CL-215, Tracker, série 31, Fokker 27, 71, 72
  5. Flickr, M. Duthet, « F-ZBFK Bengale 96 », photo du 1er juillet 2025 à Roquemaure (Gard) (consulté le 14 septembre 2026)
  6. Flickr, zanatany2b, « Sécurité Civile Beechcraft B-200 Super King-Air F-ZBMB, Bengal 97 » (25 juillet 2008) (consulté le 14 septembre 2026)
  7. Flickr, M. Duthet, « F-ZBFJ Bengale 98 », Beechcraft B200 King Air (consulté le 14 septembre 2026)
  8. Junzi Sun, The 1090 MHz Riddle, chapitre « Aircraft identification » (message ADS-B d'identification, 8 caractères de 6 bits) (consulté le 14 septembre 2026)
  9. Wikipédia, « Dragon (hélicoptère) » (consulté le 14 septembre 2026) : convention Dragon + numéro de département, immatriculations citées dans la chronique des accidents
  10. Préfecture de la Gironde, communiqué « Pré-positionnement de Dragon 33 à Lacanau » (2 mai 2024) (consulté le 14 septembre 2026)
  11. Armée de l'Air et de l'Espace, « Lutte contre les incendies : un pompier du ciel nommé Charlie sur la base aérienne bordelaise » (1er août 2025) (consulté le 14 septembre 2026)
  12. avionslegendaires.net, « Après les Dragon, Milan et Pélican, voici les Abel de la Sécurité civile » (juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026)
  13. AeroTime, « Australian Chinook brings night-time waterbombing to France » (août 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : HeliTak 211, N47CU exploité par Coulson Aviation pour le NSW Rural Fire Service, arrivée à Mont-de-Marsan début août 2026 (annonce le 2 août), déploiement prévu jusqu'à fin septembre
  14. Wikipedia (es), « Grupo 43 », indicatif Foca des Canadair espagnols (consulté le 14 septembre 2026)
  15. netpompiers.fr, « Attaque précoce des feux naissants : la doctrine du guet aérien armé (GAAr) » (22 août 2026) (consulté le 14 septembre 2026)
  16. Wikipédia, « Hélicoptère bombardier d'eau » (consulté le 14 septembre 2026) : définition de HBE, seau ou réservoir
  17. Armée de l'Air et de l'Espace, « Fin de saison feu au pélicandrome bordelais » (9 octobre 2025) (consulté le 14 septembre 2026) : six Air Tractor, un Dash 8, Charlie 33, 629 mouvements
  18. avionslegendaires.net, « Morane, les hélicoptères pompiers marseillais » (23 août 2014) (consulté le 14 septembre 2026) : indicatif Morane des AS350 B3 loués pour les Bouches-du-Rhône et le BMPM
  19. Aerobuzz, « Le Canadair Pélican 35 endommagé en Corse » (mai 2025) (consulté le 14 septembre 2026)
  20. Aerobuzz, « Le Pélican 35 est rentré à Nîmes » (10 septembre 2025) (consulté le 14 septembre 2026)
  21. Pélican Photos Presse, « Missions des Beech 200 de la Sécurité civile » (indicatifs Bengale, Bengale Investigation, Icare) (consulté le 14 septembre 2026)

Ce que nous ne savons pas avec certitude

  • Les préfixes d'indicatif FADO, ZEBRE et SECU acceptés par le filtre de flotte de la carte ne sont documentés par aucune source publique consultée ; ils seront retirés si un contrôle montre qu'ils ne correspondent à aucun appareil réel.
  • L'indicatif « Abel » des Air Tractor loués en 2026 repose sur un seul article de presse spécialisée ; nous ne l'avons pas encore relevé sur nos propres observations ADS-B.
  • Le Chinook australien HeliTak 211 a conservé son indicatif d'origine ; nous ignorons s'il en a reçu un français en parallèle.
  • La série F-ZBP ou F-ZBQ pour les hélicoptères et F-ZBF ou F-ZBM pour les avions est une régularité observée dans la flotte, pas une règle écrite dans l'arrêté, qui ne distingue pas avions et hélicoptères.
  • La règle de numérotation des Morane (numéro du département) n'est décrite que par la presse régionale ; notre source de 2014 ne la donne pas.
  • Les noms Puma et Condor pour les hélicoptères loués, et les préfixes militaires COTAM, CTM et FAF, sont reconnus par le filtre de la carte sans documentation officielle consultée.
  • Les hélicoptères Dragon sont retirés du tableau généré tant que notre liste de cellules n'est pas assainie (elle contient des EC145 détruits et pas encore les H145 récents).

Qui écrit cette page, et comment

Éditeur
E.repare, à Gujan-Mestras (Gironde), qui édite aussi la carte des feux en direct. Voir à propos et notre méthodologie.
Méthode
Chaque chiffre est relié à une source citée en bas de page, avec sa date. Quand une donnée n'est pas publique ou contradictoire, nous le disons plutôt que de trancher.
Données propres
Les tableaux d'immatriculations et les compteurs viennent du registre nominatif ADS-B du site, celui qui identifie les appareils sur la carte.
Limites
Ces pages informent les habitants ; elles ne décrivent pas une procédure et ne se substituent à aucune consigne des secours ou des préfectures. Une erreur ? Écrivez-nous.