Quand un Canadair passe au-dessus d'une plage du Médoc, personne à la radio ne l'appelle par son immatriculation. Le pilote se présente comme « Pélican 33 », le Dash 8 qui le suit est « Milan 77 », l'hélicoptère rouge et jaune qui veille sur le littoral est « Dragon 33 ». Ces noms d'appel sont une langue à part, avec ses familles, ses numéros qui racontent l'histoire de la flotte et ses exceptions. Cette page les décode un par un.
Elle sert aussi de table de référence pour tout le site : chaque indicatif est relié à l'immatriculation peinte sur l'appareil (F-ZBFN pour Pélican 33, par exemple) et au rôle que notre carte lui attribue quand il émet sa position. Si une autre fiche cite un appareil, c'est ici que la correspondance est vérifiée.
Un nom d'appel, pas un numéro de vol
Un avion de ligne s'annonce par le code de sa compagnie suivi d'un numéro de vol qui change à chaque trajet. Un appareil de la Sécurité civile fait l'inverse : il porte un nom d'appel stable, un mot facile à comprendre à la radio suivi d'un numéro, et ce couple le suit d'une saison à l'autre. Le mot désigne la famille (le type d'appareil et sa mission), le numéro désigne la machine, ou bien la base dans le cas des hélicoptères.
Ce choix n'a rien de décoratif. Sur un feu, un coordinateur en vol enchaîne des ordres brefs à plusieurs avions à la fois ; « Pélican 44, largage autorisé » se comprend sans ambiguïté au milieu du bruit, là où une immatriculation épelée lettre par lettre ferait perdre des secondes. Les noms eux-mêmes sont des animaux : le pélican pêche en plongeant, comme l'amphibie qui écope[2] ; le milan est un rapace au vol agile[3].
Pour vous, habitant ou promeneur, retenir la grammaire de ces noms suffit à comprendre ce qui vole au-dessus de votre commune, et à lire un communiqué de préfecture qui parle de « deux Pélican et un Milan engagés » sans avoir besoin d'un lexique.
La grammaire des indicatifs, famille par famille
Le tableau qui suit résume les familles que vous pouvez croiser dans le ciel français en 2026. Les premières sont des appareils d'État ; les suivantes sont des appareils loués, départementaux ou étrangers, dont l'indicatif obéit à d'autres logiques.
| Indicatif | Appareil | Ce que dit le numéro | Exemples |
|---|---|---|---|
| Pélican | Canadair CL-415 de la Sécurité civile | numéro de coque propre à chaque avion, de 31 à 48[2] | Pélican 31, 33, 44, 48 |
| Milan | Dash 8 Q400 MR de la Sécurité civile | numéro de coque, de 73 à 80[3] | Milan 73, 75, 80 |
| Bengale | Beechcraft King Air 200 de la Sécurité civile | numéro de coque, 96 à 98[5][6][7] | Bengale 96, Bengale Investigation |
| Dragon | Hélicoptère EC145 ou H145 de la Sécurité civile | numéro du département de la base, pas de la machine[9] | Dragon 33, Dragon 83, Dragon 2B |
| Abel | Air Tractor AT-802F loués à un contractant australien[12] | numéro attribué pour la saison | Abel + numéro |
| Morane | Hélicoptères légers mis en œuvre en 2014 pour le département des Bouches-du-Rhône et les marins-pompiers de Marseille[18] | non précisé par notre source ; la presse régionale évoque un numéro de département | Morane + numéro |
| Charlie | Hélicoptère de reconnaissance et de commandement du SDIS de la Gironde[11] | numéro du département | Charlie 33 |
| HeliTak | Chinook CH-47D exploité par Coulson Aviation pour l'Australie, sous immatriculation américaine N47CU[13] | indicatif d'origine australienne | HeliTak 211 |
| Foca | Canadair du 43 Grupo de l'armée de l'air espagnole[14] | numéro d'appareil espagnol | Foca + numéro |
Pourquoi les Pélican commencent à 31
Les numéros ne sont pas tirés au hasard. Les premiers Canadair CL-215, arrivés en France en 1969, portaient leur numéro de série constructeur, si bien que « Pélican 01 » était le tout premier CL-215 sorti d'usine[4]. Les Tracker, eux, avaient été numérotés de 1 à 20 dans leur ordre d'arrivée[4]. Quand les CL-415 sont livrés à partir de 1995, on leur ouvre une nouvelle série qui démarre à 31, dans l'ordre des affectations, en sautant les numéros 40, 46 et 47 déjà portés par d'anciens Canadair[4].
Les trous actuels de la série (36, 41, 43) correspondent à trois avions perdus en service, et le 40 comme le 46 et le 47 n'ont jamais été réutilisés : c'est pour cela que douze avions occupent des numéros qui vont de 31 à 48[2]. Notez qu'un accident n'efface pas forcément un nom : Pélican 35, gravement endommagé lors d'un exercice en mer près de Porto-Vecchio le 15 mai 2025, a conservé son indicatif après réparation et son retour à Nîmes en septembre 2025[19][20].
Milan 73 : l'héritage des Fokker
Avant les Dash 8, la Sécurité civile larguait du retardant avec des Fokker 27 transformés, qui portaient les numéros 27, 71 et 72[4]. Le premier Dash 8 Q400 MR, mis en service en 2005, a donc pris la suite avec le numéro 73 et un mot nouveau, « Milan », le second devenant Milan 74[3]. Les six avions neufs livrés de 2019 à 2023 ont reçu les numéros 75 à 80, ce qui donne aujourd'hui une série pleine de huit machines[3].
Bengale, Bengale Investigation, Icare
Les trois King Air ont chacun leur numéro (96, 97, 98), mais ils changent de nom selon la mission. En simple liaison ou navette d'équipage, l'avion s'annonce « Bengale » suivi de son numéro ; envoyé reconnaître un départ de feu, il devient « Bengale Investigation » ; quand un coordinateur aérien est à bord pour distribuer les cibles aux bombardiers, l'indicatif devient « Icare ». Une même cellule, trois voix à la radio[21].
Dragon : le numéro est celui de la base
Les hélicoptères de la Sécurité civile s'annoncent par le mot « Dragon » suivi du numéro du département où ils sont stationnés[9]. Dragon 33 est donc l'hélicoptère de la base de Bordeaux, celui-là même qui est pré-positionné à Lacanau chaque été, de manière permanente du 16 juin au 20 septembre en 2024, pour surveiller le littoral[10]. Si la machine part en révision et qu'une autre la remplace, le nom reste : Dragon désigne un poste, non une immatriculation. C'est la raison pour laquelle notre tableau de référence ne fait correspondre aucun numéro Dragon à une immatriculation précise.
F-ZB, le registre des aéronefs d'État
Les avions civils français portent des immatriculations qui commencent par F-G, F-H ou F-B. Les appareils qui appartiennent à l'État et volent pour les douanes, la police ou la Sécurité civile ont un registre à part, régi par un arrêté du 3 mai 2013 sur l'immatriculation des aéronefs militaires et des aéronefs appartenant à l'État[1]. Ils reçoivent tous des marques qui débutent par F-ZB, et l'annexe de ce texte répartit les blocs de lettres entre administrations.
Dans sa version en vigueur depuis le 5 juillet 2024, cette annexe attribue à la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises deux plages de marques, F-ZBET jusqu'à F-ZBFZ puis F-ZBMA jusqu'à F-ZBZZ, auxquelles s'ajoutent six codes isolés dont F-ZBEG, tandis que les douanes reçoivent F-ZBAA à F-ZBES et F-ZBGA à F-ZBLZ[1]. Vous retrouvez cette répartition dans la flotte réelle : les Canadair sont des F-ZBF ou F-ZBM, Pélican 39 est justement F-ZBEG, les Dash 8 sont tous des F-ZBM, et les hélicoptères Dragon cités par la chronique de leur flotte portent des F-ZBP ou F-ZBQ[9].
- Préfixe commun
- F-ZB, réservé aux aéronefs d'État hors armées[1]
- Séries Sécurité civile
- de F-ZBET à F-ZBFZ, puis de F-ZBMA à F-ZBZZ, avec six codes isolés en plus[1]
- Séries douanes
- F-ZBAA à F-ZBES et F-ZBGA à F-ZBLZ[1]
- Texte de référence
- arrêté du 3 mai 2013, annexe modifiée par l'arrêté du 3 juillet 2024[1]
- Exemple avion
- F-ZBMM, Milan 80, mis en service en 2023[3]
- Exemple coordination
- F-ZBFK, le King Air qui s'annonce Bengale 96[5]
Un détail pratique pour lire un site de suivi de vols : l'immatriculation et l'indicatif ne s'écrivent jamais de la même manière. Une chaîne qui commence par F-ZB est une plaque d'identité fixe ; un mot suivi d'un numéro est un nom d'appel. Les deux sont utiles, et notre carte les lit tous les deux, parce que l'un manque parfois quand l'autre est présent.
Ce que l'ADS-B tronque
Les appareils transmettent leur position par ADS-B, et le message d'identification qui accompagne cette position ne prévoit que huit caractères pour le nom d'appel, chacun codé sur six bits, avec seulement les lettres majuscules, les chiffres et l'espace[8]. Un mot comme « Bengale 96 » compte dix signes une fois l'espace compté ; il ne rentre pas. Ce qui sort du transpondeur est donc une forme raccourcie, décidée par l'équipage ou la configuration de l'appareil.
Sur notre carte, ces raccourcis prennent des formes concrètes. Les King Air apparaissent comme « BENGA96 », « BENGA97 » ou « BENGA98 » : le mot est coupé à cinq lettres pour laisser la place au numéro. Un Canadair peut émettre « PELICAN3 », la huitième case ne suffisant pas à écrire le second chiffre, ou bien ne transmettre que son immatriculation. Début septembre 2026, trois Bengale tournant sur les Cévennes ont ainsi été reconnus à leurs indicatifs raccourcis, puis rattachés à leurs immatriculations par notre registre.
Pourquoi nous lisons deux champs à la fois
Un indicatif tronqué peut être ambigu, et un appareil peut voler sans indicatif du tout. Notre code reconnaît d'abord l'immatriculation, qui est stable, et n'utilise le nom d'appel qu'en second. La méthode complète est décrite sur la page Comment nous suivons les avions en ADS-B.
« HBE » et « GAAr » ne sont pas des indicatifs
Deux sigles reviennent souvent dans les communiqués et les articles, et se font parfois prendre pour des noms d'appel. Ce sont des termes de doctrine. « HBE » signifie hélicoptère bombardier d'eau : la catégorie regroupe les machines qui larguent depuis un seau suspendu sous l'appareil ou depuis un réservoir embarqué[16]. Qu'il soit lourd ou léger, loué pour la saison ou départemental, un tel hélicoptère reste un HBE sur le papier, mais aucun pilote ne s'annonce « HBE » à la radio.
« GAAr » désigne le guet aérien armé, une manière d'employer les avions plutôt qu'un appareil : des bombardiers d'eau déjà chargés patrouillent sur des circuits prédéfinis au-dessus des secteurs les plus exposés, pour raccourcir le délai entre la découverte d'un départ de feu et le premier largage[15]. Un Milan en GAAr reste « Milan » à la radio ; c'est sa mission qui change, pas son nom. Historiquement les Tracker assuraient ce guet, les Dash 8 ont pris le relais, et les Air Tractor loués s'y ajoutent en été[15].
Le pélicandrome de Bordeaux-Mérignac illustre ce mélange de familles : durant l'été 2025, un Dash 8 de la Sécurité civile, l'hélicoptère Charlie 33 du SDIS et six Air Tractor australiens y ont partagé le même parking, du 25 juin au 3 octobre, le temps de 629 mouvements d'aéronefs[17]. Trois indicatifs différents, trois propriétaires différents, un seul objectif.
Les indicatifs que nous n'expliquons pas
Par honnêteté, voici les noms que notre filtre de flotte accepte sans que nous puissions en documenter le sens. Le code de la carte reconnaît les préfixes « FADO », « ZEBRE » et « SECU » parmi les indicatifs de moyens de secours, hérités d'observations passées, mais aucune source publique consultée n'en décrit l'usage. Nous les laissons en place tant qu'ils n'engendrent pas de fausse détection, et nous les retirerons si un contrôle montre qu'ils ne correspondent à rien.
Le même filtre retient aussi « PUMA » et « CONDOR » pour des hélicoptères bombardiers d'eau loués, noms relevés dans la presse régionale mais que nous n'avons trouvés dans aucun document officiel : nous ne savons pas dire quelle règle fixe leur numéro. Il reconnaît enfin les préfixes « COTAM », « CTM » et « FAF », que nous associons à des avions militaires venus en renfort (un A400M, par exemple) ; aucune source publique consultée ne nous a permis d'en décrire la logique, et la carte ne les présente comme renfort que s'ils volent bas près d'un feu.
Deux autres points restent ouverts. L'indicatif « Abel » attribué aux Air Tractor loués en 2026 ne repose que sur un article de presse spécialisée de juillet 2026[12] ; nous attendons de l'entendre sur nos propres relevés. Et le Chinook déployé par l'Australie, exploité par Coulson Aviation sous l'immatriculation américaine N47CU, arrivé à Mont-de-Marsan début août 2026 (déploiement annoncé le 2 août, prévu jusqu'à fin septembre), a conservé son nom d'origine, HeliTak 211[13] ; nous ignorons s'il a reçu un indicatif français en parallèle.
La table de référence de France Incendie
Le tableau généré ci-dessous est la seule source d'immatriculations du site : il est produit à chaque construction de la page depuis notre registre nominatif, jamais recopié à la main. Il recense les avions d'État français que nous savons reconnaître (Canadair, Dash 8, King Air), avec leur indicatif quand il est documenté. Les hélicoptères n'y figurent pas : notre liste de cellules Dragon, incomplète, mêle encore des machines détruites conservées pour repérer une erreur de transpondeur, et elle est commentée sur la fiche consacrée à cette flotte. Pour les Pélican et les Milan, la correspondance vient des tableaux de netpompiers.fr[2][3] ; pour les Bengale, de photographies de spotters qui associent l'immatriculation au numéro peint sur la dérive[5][6][7].
Immatriculations suivies sur la carte
Le tableau ci-dessous est généré automatiquement depuis le registre nominatif de France Incendie : 23 immatriculations rattachées au rôle « Canadair (bombardier) » ou « Bombardier (Dash-8) » ou « Bengale (coordination aérienne) », opérées par Sécurité civile. C'est avec cette liste que la carte reconnaît un appareil quand il émet en ADS-B. Indicatifs radio : netpompiers.fr (tableaux Pélican et Milan) et photographies de spotters pour les Bengale, détail dans les sources 2, 3, 5, 6 et 7 (14 septembre 2026).
| Immatriculation | Indicatif | Type ICAO | Opérateur | Rôle sur la carte |
|---|---|---|---|---|
| F-ZBFP | Pélican 31 | CL2T | Sécurité civile | Canadair (bombardier) |
| F-ZBFS | Pélican 32 | CL2T | Sécurité civile | Canadair (bombardier) |
| F-ZBFN | Pélican 33 | CL2T | Sécurité civile | Canadair (bombardier) |
| F-ZBFX | Pélican 34 | CL2T | Sécurité civile | Canadair (bombardier) |
| F-ZBFY | Pélican 35 | CL2T | Sécurité civile | Canadair (bombardier) |
| F-ZBFV | Pélican 37 | CL2T | Sécurité civile | Canadair (bombardier) |
| F-ZBFW | Pélican 38 | CL2T | Sécurité civile | Canadair (bombardier) |
| F-ZBEG | Pélican 39 | CL2T | Sécurité civile | Canadair (bombardier) |
| F-ZBEU | Pélican 42 | CL2T | Sécurité civile | Canadair (bombardier) |
| F-ZBME | Pélican 44 | CL2T | Sécurité civile | Canadair (bombardier) |
| F-ZBMF | Pélican 45 | CL2T | Sécurité civile | Canadair (bombardier) |
| F-ZBMG | Pélican 48 | CL2T | Sécurité civile | Canadair (bombardier) |
| F-ZBMC | Milan 73 | DH8D | Sécurité civile | Bombardier (Dash-8) |
| F-ZBMD | Milan 74 | DH8D | Sécurité civile | Bombardier (Dash-8) |
| F-ZBMH | Milan 75 | DH8D | Sécurité civile | Bombardier (Dash-8) |
| F-ZBMI | Milan 76 | DH8D | Sécurité civile | Bombardier (Dash-8) |
| F-ZBMJ | Milan 77 | DH8D | Sécurité civile | Bombardier (Dash-8) |
| F-ZBMK | Milan 78 | DH8D | Sécurité civile | Bombardier (Dash-8) |
| F-ZBML | Milan 79 | DH8D | Sécurité civile | Bombardier (Dash-8) |
| F-ZBMM | Milan 80 | DH8D | Sécurité civile | Bombardier (Dash-8) |
| F-ZBFJ | Bengale 98 | BE20 | Sécurité civile | Bengale (coordination aérienne) |
| F-ZBFK | Bengale 96 | BE20 | Sécurité civile | Bengale (coordination aérienne) |
| F-ZBMB | Bengale 97 | BE20 | Sécurité civile | Bengale (coordination aérienne) |
Une immatriculation absente de cette liste peut tout de même apparaître sur la carte grâce aux règles d'indicatif et de type ; une immatriculation présente peut ne pas voler aujourd'hui. Pour voir ce qui est en l'air maintenant : la carte en direct.
Même complétée, une telle liste d'hélicoptères n'aurait pas de colonne Indicatif, parce que le mot Dragon s'accompagne d'un numéro de base, non d'un numéro de machine ; une même cellule peut voler comme Dragon 33 un mois et Dragon 64 le suivant. Les fiches Dragon EC145 et H145 et Avions retirés : Tracker et CL-215 racontent respectivement la flotte d'hélicoptères et les familles d'indicatifs disparues.
Sur la carte en direct
Quand un appareil de ce tableau émet, la carte l'affiche avec son rôle (Canadair, Dash 8, coordination) et, dans sa fiche, l'indicatif tel qu'il a été reçu, donc parfois raccourci. Le bouton « Voir sur la carte en direct » ci-dessus recentre la vue sur Nîmes-Garons, base des avions ; un jour de feu, cherchez plutôt les silhouettes cyan orientées selon leur cap au-dessus du département concerné.
Questions fréquentes
Pourquoi n'y a-t-il pas de Pélican 36, 40 ou 41 ?
La série des CL-415 a démarré à 31 en 1995 et a sauté d'emblée les numéros 40, 46 et 47, déjà portés par d'anciens Canadair CL-215. Les numéros 36, 41 et 43 ont ensuite disparu avec les trois avions perdus en service, et aucun n'a été réattribué. Les douze avions actuels occupent donc des numéros compris entre 31 et 48 avec des trous.
Dragon 33 désigne-t-il toujours le même hélicoptère ?
Non. Dragon est suivi du numéro du département de la base, pas d'un numéro de machine. L'hélicoptère de Bordeaux s'appelle Dragon 33 quelle que soit la cellule stationnée ce jour-là ; si elle part en révision, sa remplaçante reprend le nom. C'est pourquoi notre tableau ne relie aucune immatriculation d'hélicoptère à un numéro Dragon.
Que veut dire BENGA96 sur la carte ?
C'est l'indicatif Bengale 96 raccourci pour tenir dans les huit caractères du message d'identification ADS-B, qui n'accepte que des majuscules, des chiffres et l'espace. Bengale 96 désigne le King Air 200 immatriculé F-ZBFK, un avion de reconnaissance et de coordination qui ne largue jamais d'eau.
Un avion peut-il changer d'indicatif au cours d'une même journée ?
Oui, pour les King Air. Le même appareil s'annonce Bengale suivi de son numéro en liaison, Bengale Investigation quand il part reconnaître un départ de feu, et Icare quand un coordinateur aérien est à bord pour diriger les largages. Les Canadair et les Dash 8 gardent en revanche leur Pélican ou leur Milan.
À quoi reconnaît-on qu'un appareil appartient à l'État français ?
À son immatriculation, qui commence par F-ZB au lieu de F-G ou F-H pour les avions civils. Un arrêté du 3 mai 2013 répartit ces marques entre administrations : la Sécurité civile se voit attribuer, entre autres, les marques allant de F-ZBET jusqu'à F-ZBFZ et celles de F-ZBMA jusqu'à F-ZBZZ, ce qui correspond aux Canadair, aux Dash 8, aux King Air et aux hélicoptères Dragon.
Pourquoi certains appareils apparaissent-ils sur la carte sans indicatif lisible ?
Parce que l'équipage n'a pas renseigné de nom d'appel dans le transpondeur, ou parce que l'appareil transmet son immatriculation à la place. Les avions loués pour une saison, immatriculés à l'étranger, et les renforts européens sont les cas les plus fréquents. Notre carte reconnaît alors l'appareil par son immatriculation ou par son type, quand il figure dans le registre.