Un Canadair avec un simple nombre peint sur la dérive, un petit monoplan jaune immatriculé au Portugal, un hélicoptère Black Hawk qui remplit son seau dans un lac girondin : l'été 2026 a fait découvrir aux habitants du Sud-Ouest des appareils qu'ils n'avaient jamais vus. Ils ne sont pas venus par hasard. Derrière chacun se trouve une demande officielle de la France, relayée par Bruxelles, et un pays qui a accepté de se priver d'une partie de ses propres moyens pendant que ses forêts risquaient aussi de brûler.
Cette page décrit la mécanique de cette solidarité, ses limites, ce qu'elle a réellement apporté en 2026, et surtout ce qui la rend visible sur France Incendie : le registre d'immatriculations qui permet à la carte de nommer un Canadair italien, espagnol, grec ou croate quand il traverse notre ciel. Aucune autre page du site ne fait ce lien entre le dispositif européen et les appareils que vous pouvez suivre en direct.
Deux mécanismes, pas un : l'entraide entre États et la réserve rescEU
On parle souvent de « rescEU » comme d'un tout. En réalité, deux étages se superposent. Le premier est le mécanisme de protection civile de l'Union européenne, né en 2001 : un pays dépassé par une catastrophe adresse une demande au centre de coordination de la réaction d'urgence, l'ERCC, installé à Bruxelles et joignable en permanence ; les 37 États participants, soit les 27 membres de l'Union et dix voisins comme la Norvège, la Turquie ou l'Ukraine, répondent avec ce qu'ils peuvent détacher[3]. Depuis 2001, ce guichet a été sollicité plus de 830 fois, pour des feux mais aussi des inondations, des séismes ou une pandémie, dont 64 fois pour la seule année 2025[3].
Le second étage est plus récent. Créée par une décision du 13 mars 2019[1], la réserve rescEU regroupe des capacités que l'Union finance elle-même pour pallier les cas où les prêts volontaires ne suffisent pas[3]. Pour la saison 2026, courant du 1er mai au 31 octobre, la Commission a placé en veille 22 avions bombardiers d'eau et 5 hélicoptères répartis dans douze pays, et a prépositionné 777 sapeurs-pompiers de quatorze nationalités dans six pays exposés, dont la France[2]. Les avions de cette réserve restent la propriété de leur pays hôte, mais l'Union prend en charge une large part de leur coût saisonnier, environ les trois quarts selon les explications données à la presse française[3].
La France, elle, a franchi le pas dans la nuit du 23 au 24 juillet 2026, quand la Gironde, les Landes et le Var brûlaient en même temps[3]. Concrètement, cette demande ouvre deux portes à la fois : les prêts des États qui acceptent de se dégarnir, et les capacités de la réserve européenne, dont l'engagement est décidé conjointement par la Commission et les États concernés[1]. Ce n'était pas une première : la France avait déjà sollicité le mécanisme pour les feux de Gironde en 2022, pour les inondations du Pas-de-Calais en 2024 et après le cyclone Chido à Mayotte en 2025[3].
| Pays hôte | Appareils placés dans la réserve |
|---|---|
| France | 4 avions amphibies de capacité moyenne et 1 hélicoptère |
| Grèce | 4 avions amphibies de capacité moyenne |
| Croatie, Espagne, Italie | 2 avions amphibies de capacité moyenne chacune |
| Chypre, Macédoine du Nord, Portugal, Suède | 2 avions légers chacun (Chypre en compte 4 de plus financés par d'autres instruments) |
| Tchéquie | 2 hélicoptères |
| Roumanie, Slovaquie | 1 hélicoptère chacune |
Les « avions amphibies de capacité moyenne » sont des Canadair CL-415 ; les « avions légers » sont des Air Tractor AT-802, dont la version Fire Boss est décrite dans la fiche Air Tractor AT-802. Une base régionale européenne a par ailleurs ouvert à Chypre en 2026 pour accueillir jusqu'à six aéronefs près des pays du bassin oriental[2].
Qui est venu en 2026 : Trévillach, la Drôme, Saumos et Biscarrosse
Début juillet : des Air Tractor sur le feu de Trévillach
Le premier appel de la saison est venu des Pyrénées-Orientales. Parti le 4 juillet 2026 à Trévillach, dans le Conflent, le feu avait parcouru 4 900 hectares au point de situation du 7 juillet à 15 h[8]. La préfecture recensait alors 7 Canadair, 2 Dash, 4 hélicoptères et 6 Air Tractor, en précisant que certains de ces appareils venaient de Chypre, de Suède et d'Espagne, aux côtés de 860 sapeurs-pompiers dont la moitié en renfort de 29 autres départements[8]. Plusieurs médias ont évoqué Malte comme origine des avions légers ; nous nous en tenons au communiqué préfectoral et signalons la divergence en bas de page.
Le 10 juillet : un Black Hawk tchèque dans la Drôme
Quelques jours plus tard, un hélicoptère Sikorsky UH-60A Black Hawk immatriculé OM-BHK, exploité par une société privée et affrété par le corps des sapeurs-pompiers tchèques (HZS-ČR), s'est posé dans la Drôme par ses propres moyens, avec cinq personnels tchèques et deux pilotes[6]. Il emportait un seau souple de 2 050 litres et intervenait au titre de rescEU sur les feux du Diois[6]. La mission tchèque a été renouvelée dans la foulée : deux hélicoptères rentrés au pays sont repartis vers la Gironde à la fin du mois, quelques jours après leur retour[14].
Fin juillet : le grand déploiement sur Saumos et Biscarrosse
À partir du 24 juillet, le renfort a changé d'échelle. La Croatie a ordonné à six pilotes et quatre mécaniciens de rejoindre le Sud-Ouest avec deux CL-415, soit un tiers de sa capacité offensive, alors que l'Espagne et l'Italie ne pouvaient rien détacher, occupées par leurs propres incendies[5]. Deux Air Tractor portugais ont été positionnés à Biscarrosse, deux suédois les ont rejoints, et un Black Hawk slovaque a travaillé avec l'hélicoptère tchèque sur le feu de Saumos[4]. Au 28 juillet, huit pays participaient à l'effort : Croatie, Suède, Portugal, Tchéquie, Suisse, Slovaquie, Allemagne et Roumanie, l'Allemagne envoyant deux hélicoptères CH-53 et du matériel d'extinction sur la base de Cazaux[4].
Le bilan d'un seul Canadair croate donne la mesure de l'apport : 72 vols, 13 h 30 de vol et 402 tonnes d'eau larguées en quelques jours[4]. Le 29 juillet, le ministère croate de la Défense annonçait le départ d'un nouveau CL-415 avec deux équipages du 855e escadron de Zemunik, pour prendre la relève à la demande de la France[9]. Les appareils étrangers étaient stationnés entre Nîmes, dans le Gard, et la Gironde[3].
Un précédent : les Canadair italiens d'août 2022
Le scénario s'était déjà joué quatre ans plus tôt. Le 12 août 2022, deux CL-415 des Vigili del Fuoco avaient décollé de Ciampino, près de Rome, pour Bordeaux, au titre du projet rescEU italien. Rentrés le 15 août, ils cumulaient une quinzaine d'heures de vol et 33 largages, soit près de 200 000 litres[13]. Ce sont ces avions, immatriculés I-DPC suivi d'une lettre, que notre registre sait reconnaître.
Les flottes voisines que la carte reconnaît
Un renfort étranger n'est utile à la carte que si nous savons le nommer. Le registre nominatif de France Incendie contient donc, en plus des douze Pélican français, les immatriculations des quatre flottes de Canadair susceptibles de venir : italienne, espagnole, grecque et croate. Voici leur taille connue, telle que la donne l'encyclopédie collaborative, en attendant une confirmation officielle de chaque administration[12].
| Pays et exploitant | Flotte de Canadair | Ce que la carte lit en ADS-B |
|---|---|---|
| Italie, Vigili del Fuoco (exploitation confiée à un prestataire privé) | 18 CL-415 en service sur 19 achetés, un perdu en 2022 | I-DPCA à I-DPCZ, 22 entrées dans notre registre |
| Espagne, 43 Grupo de l'armée de l'air | 4 CL-415 et 10 CL-215T, la version turbopropulsée de l'ancêtre du CL-415 | UD.13-20 à UD.13-30 et UD.14-01 à UD.14-04, indicatif radio « Foca » |
| Grèce, armée de l'air | 7 CL-415 sur 10 achetés, dont deux configurés pour la patrouille maritime | numéros militaires 2042 à 2056 |
| Croatie, 855e escadron de Zemunik | 6 CL-415 | matricules 811, 844, 855, 866, 877, 888 |
À ces Canadair s'ajoutent, sous le rôle « Bombardier d'eau », les Air Tractor d'exploitants privés déjà croisés en France ou en Europe : la douzaine de Fire Boss luxembourgeois d'Aquarius, les trois AT-802 espagnols de Titan Firefighting et le SE-MHN suédois. Les Air Tractor portugais et chypriotes venus en 2026 n'y figurent pas encore, faute d'immatriculation publiée. L'Espagne et l'Italie, retenues chez elles fin juillet 2026, n'ont pas envoyé de Canadair en France cette année-là[5] : leurs immatriculations restent dans le registre pour la prochaine fois.
Quatre Pélican et un hélicoptère inscrits à l'inventaire européen
La solidarité n'est pas à sens unique. Sur les 22 avions rescEU de 2026, quatre amphibies et un hélicoptère sont hébergés par la France, ce qui fait d'elle le premier contributeur en avions de capacité moyenne avec la Grèce[2]. Concrètement, une partie des Pélican de Nîmes-Garons peut être appelée à décoller vers un voisin en difficulté, à condition que la situation française le permette au moment de la demande. L'organisation de ces départs, et la place de la Sécurité civile dans la chaîne de commandement, est détaillée dans l'organisation des secours.
L'autre contribution est financière et industrielle. En mars 2024, l'Union a annoncé 600 millions d'euros pour douze avions DHC-515 neufs, répartis entre la Croatie, la France, l'Italie, la Grèce, le Portugal et l'Espagne[11]. Pour la France, deux de ces appareils sont cofinancés par la Commission à hauteur de 49,4 millions d'euros hors taxes l'unité, soit 98,8 millions ; mais une fois la TVA, les droits de douane et les rechanges ajoutés, le coût complet pour l'État approche 91 millions par avion[10]. Leurs livraisons sont attendues en mars et en novembre 2028, un calendrier qui, selon le Sénat, pourrait être décalé pour tenir compte de l'urgence dans d'autres pays, dont la Grèce[10]. La suite de cette histoire, y compris les deux avions supplémentaires commandés sur fonds nationaux, se lit dans la fiche DHC-515.
Un avion rescEU stationné en France reste piloté par des équipages français et sert d'abord aux feux français. La contrepartie est de le rendre disponible pour l'Europe quand la situation nationale le permet, et, en cas de demandes simultanées, l'engagement est décidé conjointement par la Commission et les États concernés[1].
La controverse des exploitants français d'hélicoptères bombardiers d'eau
L'arrivée des Black Hawk n'a pas plu à tout le monde. Le 16 juillet 2026, la presse aéronautique rapportait que l'Union française de l'hélicoptère dénonçait l'engagement, via rescEU, de deux Black Hawk slovaques sur les feux du Diois, dans la Drôme[7]. L'argument des entreprises françaises de travail aérien : elles traversent de graves difficultés, en partie à cause d'une réglementation qu'elles jugent sclérosée, à laquelle ces renforts étrangers échapperaient[7]. Autrement dit, l'État louerait chaque été des hélicoptères français sous des règles strictes, puis ferait appel à des machines étrangères qui ne les subissent pas.
Il faut lire ce débat avec prudence. L'article qui le documente est réservé aux abonnés et nous n'avons pas trouvé de réponse publique du ministère de l'Intérieur ni de la Direction générale de la sécurité civile. Ce qui est établi, c'est que ces hélicoptères sont venus dans un cadre européen, à la demande de la France, à un moment où le pays manquait cruellement de moyens aériens[6]. Pour un habitant, la question est moins de savoir qui pilote l'hélicoptère que de comprendre pourquoi un Black Hawk à immatriculation slovaque tourne au-dessus de sa commune : la réponse tient dans les deux étages décrits plus haut.
Comment lire un matricule militaire sur la carte : 844, 2052, Foca
Sur France Incendie, chaque appareil identifié affiche son immatriculation, celle que l'avion diffuse lui-même dans ses messages ADS-B. Pour un renfort étranger, cette chaîne de caractères est le meilleur indice de sa nationalité, et voici comment la décoder.
- Trois chiffres seuls, comme 844 : un Canadair croate. L'armée de l'air croate n'utilise pas d'immatriculation civile mais un matricule court, et ses six CL-415 portent tous des nombres à deux chiffres répétés, de 811 à 888. Attention, un code qui commence par 9A- est un avion civil croate, jamais un Canadair : notre registre a connu l'erreur avec un Airbus de ligne de Croatia Airlines pris pour un bombardier d'eau à plus de 30 000 pieds, et nous l'avons corrigée le 6 septembre 2026.
- Quatre chiffres commençant par 20, comme 2052 : un Canadair grec. Les numéros connus s'étalent de 2042 à 2056 et correspondent à des appareils de l'armée de l'air hellénique.
- UD.13 ou UD.14 suivi d'un tiret et de deux chiffres : un Canadair du 43 Grupo espagnol. UD.13 désigne les CL-215T, UD.14 les CL-415. À la radio et parfois dans l'indicatif ADS-B, ces équipages s'annoncent « Foca », le phoque en espagnol, suivi d'un numéro.
- I-DPC plus une lettre : un Canadair italien. La série est continue, ce qui rend ces avions particulièrement faciles à repérer.
- OM-, CS-, SE-, 5B- : immatriculations civiles slovaque, portugaise, suédoise et chypriote. Elles signalent en général un appareil affrété par une administration, comme le Black Hawk OM-BHK, et ne sont reconnues par la carte que si le type ou l'indicatif le permet.
Le tableau ci-dessous est produit automatiquement depuis le registre du site : il regroupe toutes les immatriculations étrangères et contractuelles rattachées aux rôles « Canadair (bombardier) » et « Bombardier d'eau », en excluant volontairement la flotte française, qui a sa propre fiche.
Immatriculations suivies sur la carte
Le tableau ci-dessous est généré automatiquement depuis le registre nominatif de France Incendie : 66 immatriculations rattachées au rôle « Canadair (bombardier) » ou « Bombardier d'eau », opérées par Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux), Titan Firefighting (ES), Saab / TGT (SE), Vigili del Fuoco (IT), Ejército del Aire 43 Grupo (ES), Croatian Air Force (HR), Hellenic Air Force (GR). C'est avec cette liste que la carte reconnaît un appareil quand il émet en ADS-B.
| Immatriculation | Type ICAO | Opérateur | Rôle sur la carte |
|---|---|---|---|
| LX-AFA | AT8T | Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux) | Bombardier d'eau |
| LX-AFB | AT8T | Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux) | Bombardier d'eau |
| LX-AFC | AT8T | Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux) | Bombardier d'eau |
| LX-AFD | AT8T | Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux) | Bombardier d'eau |
| LX-AFE | AT8T | Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux) | Bombardier d'eau |
| LX-AFF | AT8T | Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux) | Bombardier d'eau |
| LX-AFG | AT8T | Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux) | Bombardier d'eau |
| LX-AFH | AT8T | Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux) | Bombardier d'eau |
| LX-AFI | AT8T | Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux) | Bombardier d'eau |
| LX-AFJ | AT8T | Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux) | Bombardier d'eau |
| LX-AFK | AT8T | Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux) | Bombardier d'eau |
| LX-AFL | AT8T | Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux) | Bombardier d'eau |
| EC-NDU | AT8T | Titan Firefighting (ES) | Bombardier d'eau |
| EC-NQC | AT8T | Titan Firefighting (ES) | Bombardier d'eau |
| EC-NRD | AT8T | Titan Firefighting (ES) | Bombardier d'eau |
| SE-MHN | AT8T | Saab / TGT (SE) | Bombardier d'eau |
| I-DPCA | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCB | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCC | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCD | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCE | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCF | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCG | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCH | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCI | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCL | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCM | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCO | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCP | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCQ | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCR | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCS | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCT | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCU | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCV | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCW | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCY | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| I-DPCZ | CL2T | Vigili del Fuoco (IT) | Canadair (bombardier) |
| UD.13-20 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.13-21 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.13-22 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.13-23 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.13-24 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.13-25 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.13-26 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.13-27 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.13-28 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.13-30 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.14-01 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.14-02 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.14-03 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| UD.14-04 | CL2T | Ejército del Aire 43 Grupo (ES) | Canadair (bombardier) |
| 811 | CL2T | Croatian Air Force (HR) | Canadair (bombardier) |
| 844 | CL2T | Croatian Air Force (HR) | Canadair (bombardier) |
| 855 | CL2T | Croatian Air Force (HR) | Canadair (bombardier) |
| 866 | CL2T | Croatian Air Force (HR) | Canadair (bombardier) |
| 877 | CL2T | Croatian Air Force (HR) | Canadair (bombardier) |
| 888 | CL2T | Croatian Air Force (HR) | Canadair (bombardier) |
| 2042 | CL2T | Hellenic Air Force (GR) | Canadair (bombardier) |
| 2044 | CL2T | Hellenic Air Force (GR) | Canadair (bombardier) |
| 2049 | CL2T | Hellenic Air Force (GR) | Canadair (bombardier) |
| 2052 | CL2T | Hellenic Air Force (GR) | Canadair (bombardier) |
| 2053 | CL2T | Hellenic Air Force (GR) | Canadair (bombardier) |
| 2054 | CL2T | Hellenic Air Force (GR) | Canadair (bombardier) |
| 2055 | CL2T | Hellenic Air Force (GR) | Canadair (bombardier) |
| 2056 | CL2T | Hellenic Air Force (GR) | Canadair (bombardier) |
Une immatriculation absente de cette liste peut tout de même apparaître sur la carte grâce aux règles d'indicatif et de type ; une immatriculation présente peut ne pas voler aujourd'hui. Pour voir ce qui est en l'air maintenant : la carte en direct.
Pour voir ces renforts en direct, ouvrez la carte et l'onglet des moyens aériens. Un Canadair étranger apparaît avec le même symbole cyan qu'un Pélican, orienté selon son cap ; c'est la fiche de l'appareil, en cliquant dessus, qui révèle l'immatriculation et donc le pays d'origine. Pendant les grands feux de l'été, les renforts européens se rechargeaient au pélicandrome de Bordeaux-Mérignac : le bouton « Voir sur la carte en direct » vous y emmène.
Questions fréquentes
Pourquoi voit-on un Canadair croate ou un avion chypriote au-dessus de la Gironde ?
Parce que la France a demandé l'aide du mécanisme de protection civile de l'Union européenne. Quand un pays juge ses moyens insuffisants, le centre de coordination de Bruxelles relaie sa demande aux 37 États participants, qui proposent des appareils disponibles. En juillet 2026, la Croatie, le Portugal, la Suède, Chypre, la Tchéquie et la Slovaquie ont ainsi envoyé des avions et des hélicoptères en France.
Un Canadair français peut-il partir en Grèce en plein été girondin ?
Oui, s'il fait partie des appareils que la France a inscrits dans la réserve rescEU, soit quatre avions amphibies et un hélicoptère pour la saison 2026. Mais ces appareils restent pilotés par des équipages français et servent d'abord aux feux français : un départ vers l'étranger suppose que la situation nationale le permette, et quand plusieurs pays demandent de l'aide en même temps, l'engagement est décidé conjointement par la Commission et les États concernés.
Sur la carte, comment distinguer un renfort rescEU d'un simple prêt entre pays ?
La carte ne le peut pas : l'immatriculation diffusée par l'avion indique sa nationalité, pas le cadre juridique de sa venue. Un Canadair croate affiche le même matricule qu'il vienne au titre de la réserve européenne ou d'un prêt volontaire. Pour connaître ce cadre, il faut se reporter aux communiqués de la préfecture, du ministère de l'Intérieur ou du pays qui a envoyé l'appareil, comme ceux cités en bas de cette page.
Comment savoir, sur la carte, qu'un appareil est étranger ?
Regardez son immatriculation. Un Canadair français porte F-ZB suivi de deux lettres. Un appareil italien commence par I-DPC, un espagnol par UD.13 ou UD.14, et les Canadair croates ou grecs n'affichent qu'un nombre : 844 pour la Croatie, 2052 pour la Grèce. Le tableau généré en bas de cette page liste toutes les immatriculations étrangères que le site connaît.
Les Air Tractor portugais ou chypriotes apparaissent-ils sur la carte ?
Pas toujours. Leurs immatriculations n'ont pas été publiées par les autorités françaises ou européennes, donc notre registre ne les contient pas encore. Ils peuvent tout de même être reconnus par leur type d'appareil ou leur indicatif radio quand ils émettent en ADS-B, mais sans garantie. Nous complétons le registre dès qu'une immatriculation est confirmée par une source fiable.