France Incendie
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rescEU et renforts européens : les Canadair et Air Tractor qui viennent aider la France

Quand la Gironde, les Landes ou les Pyrénées-Orientales brûlent au point de saturer la flotte nationale, la France demande l'aide de ses voisins. Cette fiche explique les deux dispositifs européens qui répondent à cet appel, raconte qui est venu en 2026 et relie chaque flotte étrangère aux immatriculations que notre carte sait reconnaître.

Voir sur la carte en direct →

Mis à jour le 17 septembre 2026Vérifié le 17 septembre 20262 730 motsCatégorie : Avions bombardiers d'eau en France : Canadair, Dash 8, Air Tractor, A400M

Sommaire
  1. Deux mécanismes, pas un : l'entraide entre États et la réserve rescEU
  2. Qui est venu en 2026 : Trévillach, la Drôme, Saumos et Biscarrosse
  3. Les flottes voisines que la carte reconnaît
  4. Quatre Pélican et un hélicoptère inscrits à l'inventaire européen
  5. La controverse des exploitants français d'hélicoptères bombardiers d'eau
  6. Comment lire un matricule militaire sur la carte : 844, 2052, Foca
  7. Immatriculations suivies sur la carte
  8. Questions fréquentes

Un Canadair avec un simple nombre peint sur la dérive, un petit monoplan jaune immatriculé au Portugal, un hélicoptère Black Hawk qui remplit son seau dans un lac girondin : l'été 2026 a fait découvrir aux habitants du Sud-Ouest des appareils qu'ils n'avaient jamais vus. Ils ne sont pas venus par hasard. Derrière chacun se trouve une demande officielle de la France, relayée par Bruxelles, et un pays qui a accepté de se priver d'une partie de ses propres moyens pendant que ses forêts risquaient aussi de brûler.

Cette page décrit la mécanique de cette solidarité, ses limites, ce qu'elle a réellement apporté en 2026, et surtout ce qui la rend visible sur France Incendie : le registre d'immatriculations qui permet à la carte de nommer un Canadair italien, espagnol, grec ou croate quand il traverse notre ciel. Aucune autre page du site ne fait ce lien entre le dispositif européen et les appareils que vous pouvez suivre en direct.

27aéronefs rescEU en veille pour l'été 202622 avions et 5 hélicoptères, dans 12 pays[2]
777pompiers européens prépositionnésvenus de 14 pays, dont en France[2]
3,2 Md EURbudget du mécanisme 2021-2027contre 574 millions sur 2014-2020[3]
8pays venus aider la France fin juillet 2026avions, hélicoptères et colonnes au sol[4]
402 td'eau larguées par un seul Canadair croate72 vols et 13 h 30 de vol[4]

Deux mécanismes, pas un : l'entraide entre États et la réserve rescEU

On parle souvent de « rescEU » comme d'un tout. En réalité, deux étages se superposent. Le premier est le mécanisme de protection civile de l'Union européenne, né en 2001 : un pays dépassé par une catastrophe adresse une demande au centre de coordination de la réaction d'urgence, l'ERCC, installé à Bruxelles et joignable en permanence ; les 37 États participants, soit les 27 membres de l'Union et dix voisins comme la Norvège, la Turquie ou l'Ukraine, répondent avec ce qu'ils peuvent détacher[3]. Depuis 2001, ce guichet a été sollicité plus de 830 fois, pour des feux mais aussi des inondations, des séismes ou une pandémie, dont 64 fois pour la seule année 2025[3].

Le second étage est plus récent. Créée par une décision du 13 mars 2019[1], la réserve rescEU regroupe des capacités que l'Union finance elle-même pour pallier les cas où les prêts volontaires ne suffisent pas[3]. Pour la saison 2026, courant du 1er mai au 31 octobre, la Commission a placé en veille 22 avions bombardiers d'eau et 5 hélicoptères répartis dans douze pays, et a prépositionné 777 sapeurs-pompiers de quatorze nationalités dans six pays exposés, dont la France[2]. Les avions de cette réserve restent la propriété de leur pays hôte, mais l'Union prend en charge une large part de leur coût saisonnier, environ les trois quarts selon les explications données à la presse française[3].

La France, elle, a franchi le pas dans la nuit du 23 au 24 juillet 2026, quand la Gironde, les Landes et le Var brûlaient en même temps[3]. Concrètement, cette demande ouvre deux portes à la fois : les prêts des États qui acceptent de se dégarnir, et les capacités de la réserve européenne, dont l'engagement est décidé conjointement par la Commission et les États concernés[1]. Ce n'était pas une première : la France avait déjà sollicité le mécanisme pour les feux de Gironde en 2022, pour les inondations du Pas-de-Calais en 2024 et après le cyclone Chido à Mayotte en 2025[3].

La flotte rescEU mise en veille par la Commission pour l'été 2026, par pays hôte[2]
Pays hôteAppareils placés dans la réserve
France4 avions amphibies de capacité moyenne et 1 hélicoptère
Grèce4 avions amphibies de capacité moyenne
Croatie, Espagne, Italie2 avions amphibies de capacité moyenne chacune
Chypre, Macédoine du Nord, Portugal, Suède2 avions légers chacun (Chypre en compte 4 de plus financés par d'autres instruments)
Tchéquie2 hélicoptères
Roumanie, Slovaquie1 hélicoptère chacune

Les « avions amphibies de capacité moyenne » sont des Canadair CL-415 ; les « avions légers » sont des Air Tractor AT-802, dont la version Fire Boss est décrite dans la fiche Air Tractor AT-802. Une base régionale européenne a par ailleurs ouvert à Chypre en 2026 pour accueillir jusqu'à six aéronefs près des pays du bassin oriental[2].

Qui est venu en 2026 : Trévillach, la Drôme, Saumos et Biscarrosse

Début juillet : des Air Tractor sur le feu de Trévillach

Le premier appel de la saison est venu des Pyrénées-Orientales. Parti le 4 juillet 2026 à Trévillach, dans le Conflent, le feu avait parcouru 4 900 hectares au point de situation du 7 juillet à 15 h[8]. La préfecture recensait alors 7 Canadair, 2 Dash, 4 hélicoptères et 6 Air Tractor, en précisant que certains de ces appareils venaient de Chypre, de Suède et d'Espagne, aux côtés de 860 sapeurs-pompiers dont la moitié en renfort de 29 autres départements[8]. Plusieurs médias ont évoqué Malte comme origine des avions légers ; nous nous en tenons au communiqué préfectoral et signalons la divergence en bas de page.

Le 10 juillet : un Black Hawk tchèque dans la Drôme

Quelques jours plus tard, un hélicoptère Sikorsky UH-60A Black Hawk immatriculé OM-BHK, exploité par une société privée et affrété par le corps des sapeurs-pompiers tchèques (HZS-ČR), s'est posé dans la Drôme par ses propres moyens, avec cinq personnels tchèques et deux pilotes[6]. Il emportait un seau souple de 2 050 litres et intervenait au titre de rescEU sur les feux du Diois[6]. La mission tchèque a été renouvelée dans la foulée : deux hélicoptères rentrés au pays sont repartis vers la Gironde à la fin du mois, quelques jours après leur retour[14].

Fin juillet : le grand déploiement sur Saumos et Biscarrosse

À partir du 24 juillet, le renfort a changé d'échelle. La Croatie a ordonné à six pilotes et quatre mécaniciens de rejoindre le Sud-Ouest avec deux CL-415, soit un tiers de sa capacité offensive, alors que l'Espagne et l'Italie ne pouvaient rien détacher, occupées par leurs propres incendies[5]. Deux Air Tractor portugais ont été positionnés à Biscarrosse, deux suédois les ont rejoints, et un Black Hawk slovaque a travaillé avec l'hélicoptère tchèque sur le feu de Saumos[4]. Au 28 juillet, huit pays participaient à l'effort : Croatie, Suède, Portugal, Tchéquie, Suisse, Slovaquie, Allemagne et Roumanie, l'Allemagne envoyant deux hélicoptères CH-53 et du matériel d'extinction sur la base de Cazaux[4].

Le bilan d'un seul Canadair croate donne la mesure de l'apport : 72 vols, 13 h 30 de vol et 402 tonnes d'eau larguées en quelques jours[4]. Le 29 juillet, le ministère croate de la Défense annonçait le départ d'un nouveau CL-415 avec deux équipages du 855e escadron de Zemunik, pour prendre la relève à la demande de la France[9]. Les appareils étrangers étaient stationnés entre Nîmes, dans le Gard, et la Gironde[3].

Un précédent : les Canadair italiens d'août 2022

Le scénario s'était déjà joué quatre ans plus tôt. Le 12 août 2022, deux CL-415 des Vigili del Fuoco avaient décollé de Ciampino, près de Rome, pour Bordeaux, au titre du projet rescEU italien. Rentrés le 15 août, ils cumulaient une quinzaine d'heures de vol et 33 largages, soit près de 200 000 litres[13]. Ce sont ces avions, immatriculés I-DPC suivi d'une lettre, que notre registre sait reconnaître.

Les flottes voisines que la carte reconnaît

Un renfort étranger n'est utile à la carte que si nous savons le nommer. Le registre nominatif de France Incendie contient donc, en plus des douze Pélican français, les immatriculations des quatre flottes de Canadair susceptibles de venir : italienne, espagnole, grecque et croate. Voici leur taille connue, telle que la donne l'encyclopédie collaborative, en attendant une confirmation officielle de chaque administration[12].

Les Canadair des quatre pays voisins et leurs séries d'immatriculation[12]
Pays et exploitantFlotte de CanadairCe que la carte lit en ADS-B
Italie, Vigili del Fuoco (exploitation confiée à un prestataire privé)18 CL-415 en service sur 19 achetés, un perdu en 2022I-DPCA à I-DPCZ, 22 entrées dans notre registre
Espagne, 43 Grupo de l'armée de l'air4 CL-415 et 10 CL-215T, la version turbopropulsée de l'ancêtre du CL-415UD.13-20 à UD.13-30 et UD.14-01 à UD.14-04, indicatif radio « Foca »
Grèce, armée de l'air7 CL-415 sur 10 achetés, dont deux configurés pour la patrouille maritimenuméros militaires 2042 à 2056
Croatie, 855e escadron de Zemunik6 CL-415matricules 811, 844, 855, 866, 877, 888

À ces Canadair s'ajoutent, sous le rôle « Bombardier d'eau », les Air Tractor d'exploitants privés déjà croisés en France ou en Europe : la douzaine de Fire Boss luxembourgeois d'Aquarius, les trois AT-802 espagnols de Titan Firefighting et le SE-MHN suédois. Les Air Tractor portugais et chypriotes venus en 2026 n'y figurent pas encore, faute d'immatriculation publiée. L'Espagne et l'Italie, retenues chez elles fin juillet 2026, n'ont pas envoyé de Canadair en France cette année-là[5] : leurs immatriculations restent dans le registre pour la prochaine fois.

Quatre Pélican et un hélicoptère inscrits à l'inventaire européen

La solidarité n'est pas à sens unique. Sur les 22 avions rescEU de 2026, quatre amphibies et un hélicoptère sont hébergés par la France, ce qui fait d'elle le premier contributeur en avions de capacité moyenne avec la Grèce[2]. Concrètement, une partie des Pélican de Nîmes-Garons peut être appelée à décoller vers un voisin en difficulté, à condition que la situation française le permette au moment de la demande. L'organisation de ces départs, et la place de la Sécurité civile dans la chaîne de commandement, est détaillée dans l'organisation des secours.

L'autre contribution est financière et industrielle. En mars 2024, l'Union a annoncé 600 millions d'euros pour douze avions DHC-515 neufs, répartis entre la Croatie, la France, l'Italie, la Grèce, le Portugal et l'Espagne[11]. Pour la France, deux de ces appareils sont cofinancés par la Commission à hauteur de 49,4 millions d'euros hors taxes l'unité, soit 98,8 millions ; mais une fois la TVA, les droits de douane et les rechanges ajoutés, le coût complet pour l'État approche 91 millions par avion[10]. Leurs livraisons sont attendues en mars et en novembre 2028, un calendrier qui, selon le Sénat, pourrait être décalé pour tenir compte de l'urgence dans d'autres pays, dont la Grèce[10]. La suite de cette histoire, y compris les deux avions supplémentaires commandés sur fonds nationaux, se lit dans la fiche DHC-515.

Un avion rescEU stationné en France reste piloté par des équipages français et sert d'abord aux feux français. La contrepartie est de le rendre disponible pour l'Europe quand la situation nationale le permet, et, en cas de demandes simultanées, l'engagement est décidé conjointement par la Commission et les États concernés[1].

La controverse des exploitants français d'hélicoptères bombardiers d'eau

L'arrivée des Black Hawk n'a pas plu à tout le monde. Le 16 juillet 2026, la presse aéronautique rapportait que l'Union française de l'hélicoptère dénonçait l'engagement, via rescEU, de deux Black Hawk slovaques sur les feux du Diois, dans la Drôme[7]. L'argument des entreprises françaises de travail aérien : elles traversent de graves difficultés, en partie à cause d'une réglementation qu'elles jugent sclérosée, à laquelle ces renforts étrangers échapperaient[7]. Autrement dit, l'État louerait chaque été des hélicoptères français sous des règles strictes, puis ferait appel à des machines étrangères qui ne les subissent pas.

Il faut lire ce débat avec prudence. L'article qui le documente est réservé aux abonnés et nous n'avons pas trouvé de réponse publique du ministère de l'Intérieur ni de la Direction générale de la sécurité civile. Ce qui est établi, c'est que ces hélicoptères sont venus dans un cadre européen, à la demande de la France, à un moment où le pays manquait cruellement de moyens aériens[6]. Pour un habitant, la question est moins de savoir qui pilote l'hélicoptère que de comprendre pourquoi un Black Hawk à immatriculation slovaque tourne au-dessus de sa commune : la réponse tient dans les deux étages décrits plus haut.

Comment lire un matricule militaire sur la carte : 844, 2052, Foca

Sur France Incendie, chaque appareil identifié affiche son immatriculation, celle que l'avion diffuse lui-même dans ses messages ADS-B. Pour un renfort étranger, cette chaîne de caractères est le meilleur indice de sa nationalité, et voici comment la décoder.

Le tableau ci-dessous est produit automatiquement depuis le registre du site : il regroupe toutes les immatriculations étrangères et contractuelles rattachées aux rôles « Canadair (bombardier) » et « Bombardier d'eau », en excluant volontairement la flotte française, qui a sa propre fiche.

Immatriculations suivies sur la carte

Le tableau ci-dessous est généré automatiquement depuis le registre nominatif de France Incendie : 66 immatriculations rattachées au rôle « Canadair (bombardier) » ou « Bombardier d'eau », opérées par Aquarius Aerial Firefighting (Cargolux), Titan Firefighting (ES), Saab / TGT (SE), Vigili del Fuoco (IT), Ejército del Aire 43 Grupo (ES), Croatian Air Force (HR), Hellenic Air Force (GR). C'est avec cette liste que la carte reconnaît un appareil quand il émet en ADS-B.

Registre nominatif du site, 66 entrées
ImmatriculationType ICAOOpérateurRôle sur la carte
LX-AFAAT8TAquarius Aerial Firefighting (Cargolux)Bombardier d'eau
LX-AFBAT8TAquarius Aerial Firefighting (Cargolux)Bombardier d'eau
LX-AFCAT8TAquarius Aerial Firefighting (Cargolux)Bombardier d'eau
LX-AFDAT8TAquarius Aerial Firefighting (Cargolux)Bombardier d'eau
LX-AFEAT8TAquarius Aerial Firefighting (Cargolux)Bombardier d'eau
LX-AFFAT8TAquarius Aerial Firefighting (Cargolux)Bombardier d'eau
LX-AFGAT8TAquarius Aerial Firefighting (Cargolux)Bombardier d'eau
LX-AFHAT8TAquarius Aerial Firefighting (Cargolux)Bombardier d'eau
LX-AFIAT8TAquarius Aerial Firefighting (Cargolux)Bombardier d'eau
LX-AFJAT8TAquarius Aerial Firefighting (Cargolux)Bombardier d'eau
LX-AFKAT8TAquarius Aerial Firefighting (Cargolux)Bombardier d'eau
LX-AFLAT8TAquarius Aerial Firefighting (Cargolux)Bombardier d'eau
EC-NDUAT8TTitan Firefighting (ES)Bombardier d'eau
EC-NQCAT8TTitan Firefighting (ES)Bombardier d'eau
EC-NRDAT8TTitan Firefighting (ES)Bombardier d'eau
SE-MHNAT8TSaab / TGT (SE)Bombardier d'eau
I-DPCACL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCBCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCCCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCDCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCECL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCFCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCGCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCHCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCICL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCLCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCMCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCOCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCPCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCQCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCRCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCSCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCTCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCUCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCVCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCWCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCYCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
I-DPCZCL2TVigili del Fuoco (IT)Canadair (bombardier)
UD.13-20CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.13-21CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.13-22CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.13-23CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.13-24CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.13-25CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.13-26CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.13-27CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.13-28CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.13-30CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.14-01CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.14-02CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.14-03CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
UD.14-04CL2TEjército del Aire 43 Grupo (ES)Canadair (bombardier)
811CL2TCroatian Air Force (HR)Canadair (bombardier)
844CL2TCroatian Air Force (HR)Canadair (bombardier)
855CL2TCroatian Air Force (HR)Canadair (bombardier)
866CL2TCroatian Air Force (HR)Canadair (bombardier)
877CL2TCroatian Air Force (HR)Canadair (bombardier)
888CL2TCroatian Air Force (HR)Canadair (bombardier)
2042CL2THellenic Air Force (GR)Canadair (bombardier)
2044CL2THellenic Air Force (GR)Canadair (bombardier)
2049CL2THellenic Air Force (GR)Canadair (bombardier)
2052CL2THellenic Air Force (GR)Canadair (bombardier)
2053CL2THellenic Air Force (GR)Canadair (bombardier)
2054CL2THellenic Air Force (GR)Canadair (bombardier)
2055CL2THellenic Air Force (GR)Canadair (bombardier)
2056CL2THellenic Air Force (GR)Canadair (bombardier)

Une immatriculation absente de cette liste peut tout de même apparaître sur la carte grâce aux règles d'indicatif et de type ; une immatriculation présente peut ne pas voler aujourd'hui. Pour voir ce qui est en l'air maintenant : la carte en direct.

Pour voir ces renforts en direct, ouvrez la carte et l'onglet des moyens aériens. Un Canadair étranger apparaît avec le même symbole cyan qu'un Pélican, orienté selon son cap ; c'est la fiche de l'appareil, en cliquant dessus, qui révèle l'immatriculation et donc le pays d'origine. Pendant les grands feux de l'été, les renforts européens se rechargeaient au pélicandrome de Bordeaux-Mérignac : le bouton « Voir sur la carte en direct » vous y emmène.

Questions fréquentes

Pourquoi voit-on un Canadair croate ou un avion chypriote au-dessus de la Gironde ?

Parce que la France a demandé l'aide du mécanisme de protection civile de l'Union européenne. Quand un pays juge ses moyens insuffisants, le centre de coordination de Bruxelles relaie sa demande aux 37 États participants, qui proposent des appareils disponibles. En juillet 2026, la Croatie, le Portugal, la Suède, Chypre, la Tchéquie et la Slovaquie ont ainsi envoyé des avions et des hélicoptères en France.

Un Canadair français peut-il partir en Grèce en plein été girondin ?

Oui, s'il fait partie des appareils que la France a inscrits dans la réserve rescEU, soit quatre avions amphibies et un hélicoptère pour la saison 2026. Mais ces appareils restent pilotés par des équipages français et servent d'abord aux feux français : un départ vers l'étranger suppose que la situation nationale le permette, et quand plusieurs pays demandent de l'aide en même temps, l'engagement est décidé conjointement par la Commission et les États concernés.

Sur la carte, comment distinguer un renfort rescEU d'un simple prêt entre pays ?

La carte ne le peut pas : l'immatriculation diffusée par l'avion indique sa nationalité, pas le cadre juridique de sa venue. Un Canadair croate affiche le même matricule qu'il vienne au titre de la réserve européenne ou d'un prêt volontaire. Pour connaître ce cadre, il faut se reporter aux communiqués de la préfecture, du ministère de l'Intérieur ou du pays qui a envoyé l'appareil, comme ceux cités en bas de cette page.

Comment savoir, sur la carte, qu'un appareil est étranger ?

Regardez son immatriculation. Un Canadair français porte F-ZB suivi de deux lettres. Un appareil italien commence par I-DPC, un espagnol par UD.13 ou UD.14, et les Canadair croates ou grecs n'affichent qu'un nombre : 844 pour la Croatie, 2052 pour la Grèce. Le tableau généré en bas de cette page liste toutes les immatriculations étrangères que le site connaît.

Les Air Tractor portugais ou chypriotes apparaissent-ils sur la carte ?

Pas toujours. Leurs immatriculations n'ont pas été publiées par les autorités françaises ou européennes, donc notre registre ne les contient pas encore. Ils peuvent tout de même être reconnus par leur type d'appareil ou leur indicatif radio quand ils émettent en ADS-B, mais sans garantie. Nous complétons le registre dès qu'une immatriculation est confirmée par une source fiable.

18 · 112

En cas d'urgence, appelez le 18 ou le 112. Cette page informe ; elle ne remplace aucune consigne officielle.

À lire ensuite

Sources et dernière vérification

Dernière vérification des faits de cette page : 17 septembre 2026. Publication : 14 septembre 2026. Mise à jour : 17 septembre 2026.

  1. Commission européenne, DG ECHO, page « rescEU » (protection civile de l'Union) (consulté le 17 septembre 2026) : décision créant rescEU du 13 mars 2019 ; déploiement décidé conjointement par la Commission et les États membres concernés
  2. Représentation de la Commission européenne en France, « Feux de forêt : l'UE déploie son plus important dispositif pour l'été 2026 » (2 juin 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : 22 avions et 5 hélicoptères rescEU répartis dans 12 pays, 777 pompiers de 14 pays prépositionnés, base régionale à Chypre
  3. franceinfo, « On répond à quatre questions sur le mécanisme de protection civile de l'Union européenne » (24 juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : ERCC, 37 pays, plus de 830 activations dont 64 en 2025, budget 3,2 milliards contre 574 millions, précédentes activations françaises
  4. Touteleurope.eu, « Incendies en France et en Espagne : les pays européens en soutien pour lutter contre le feu » (28 juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : Black Hawk slovaque et tchèque sur Saumos, Air Tractor portugais à Biscarrosse, bilan d'un Canadair croate, huit pays contributeurs
  5. avionslegendaires.net, « Des Canadair croates au secours des forêts françaises » (24 juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : six pilotes et quatre mécaniciens, un tiers de la capacité croate, Espagne et Italie retenues par leurs propres feux
  6. avionslegendaires.net, « La France reçoit le renfort d'un Blackhawk bombardier d'eau » (juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : UH-60A OM-BHK affrété par les pompiers tchèques, arrivé le 10 juillet 2026 dans la Drôme, bambi de 2 050 litres
  7. Aerobuzz, « Les Black Hawk slovaques enflamment les exploitants français d'hélicoptères bombardiers d'eau » (16 juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : position de l'Union française de l'hélicoptère ; article réservé aux abonnés, seul le chapeau est accessible
  8. Préfecture des Pyrénées-Orientales, « Incendie de Trévillach, point de situation n° 12 » (7 juillet 2026, 15 h) (consulté le 14 septembre 2026) : 4 900 hectares, 7 Canadair, 2 Dash, 4 hélicoptères, 6 Air Tractor dont des appareils chypriotes, suédois et espagnols, 860 sapeurs-pompiers
  9. Ministère de la Défense de Croatie (MORH), « Second Croatian Canadair deployed to France » (29 juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : rotation du 29 juillet 2026, 855e escadron de Zemunik, deux équipages
  10. Sénat, avis budgétaire « Sécurité civile », projet de loi de finances pour 2026 (moyens aériens) (consulté le 14 septembre 2026) : DHC-515 : 49,4 millions HT l'unité cofinancés par la Commission, coût complet proche de 91 millions par avion, livraisons prévues en mars et novembre 2028, calendrier susceptible de tenir compte de l'urgence dans d'autres pays dont la Grèce
  11. Représentation de la Commission européenne en France, « L'UE fournit 600 millions d'euros pour renforcer la flotte de lutte contre les incendies de rescEU » (25 mars 2024) (consulté le 14 septembre 2026) : 12 DHC-515 financés à 100 % par l'UE, accueillis par six pays
  12. Wikipédia (anglais), « Canadair CL-415 », section Operators (tailles des flottes italienne, espagnole, grecque et croate) (consulté le 14 septembre 2026) : source encyclopédique, chiffres recoupés avec le registre du site ; à confirmer par les administrations concernées
  13. Dipartimento della Protezione Civile (Italie), « Incendi boschivi in Francia : rientrati i due canadair italiani » (15 août 2022) (consulté le 14 septembre 2026) : précédent de 2022 : deux CL-415 partis de Ciampino pour Bordeaux le 12 août, environ 15 heures de vol et 33 largages
  14. Radio Prague International, « Deux hélicoptères tchèques à nouveau déployés en renfort contre les incendies en France » (juillet 2026) (consulté le 14 septembre 2026) : deux hélicoptères tchèques rentrés d'une première mission puis renvoyés vers la Gironde

Ce que nous ne savons pas avec certitude

  • L'origine des Air Tractor engagés sur le feu de Trévillach varie selon les sources : la préfecture cite Chypre, la Suède et l'Espagne, tandis que plusieurs médias parlent de Malte. Nous retenons la version préfectorale.
  • Les matricules exacts des Canadair croates venus en Gironde en juillet 2026, ainsi que les immatriculations des Air Tractor portugais, chypriotes et suédois engagés, n'ont pas été publiés : le tableau ci-dessus liste la flotte connue de chaque pays, pas les appareils réellement venus.
  • Le Black Hawk OM-BHK affrété par les pompiers tchèques n'est pas dans le registre du site (immatriculation civile slovaque, appareil privé) ; il n'apparaît donc sur la carte que par son type ou son indicatif.
  • Le numéro de l'escadron croate diffère selon les sources (855e pour le ministère croate, 885e pour Wikipédia) : nous suivons le ministère.

Qui écrit cette page, et comment

Éditeur
E.repare, à Gujan-Mestras (Gironde), qui édite aussi la carte des feux en direct. Voir à propos et notre méthodologie.
Méthode
Chaque chiffre est relié à une source citée en bas de page, avec sa date. Quand une donnée n'est pas publique ou contradictoire, nous le disons plutôt que de trancher.
Données propres
Les tableaux d'immatriculations et les compteurs viennent du registre nominatif ADS-B du site, celui qui identifie les appareils sur la carte.
Limites
Ces pages informent les habitants ; elles ne décrivent pas une procédure et ne se substituent à aucune consigne des secours ou des préfectures. Une erreur ? Écrivez-nous.