Foyers détectés par satellite, direction du vent, arrivée de la fumée, communes concernées et qualité de l'air, sur le Perche ornais, le bocage autour d'Alençon et d'Argentan et tout le département. Gratuit et sans compte à créer.
Ouvrir la carte en direct →L'Orne est, à l'inverse de la Gironde, l'un des départements français les moins exposés historiquement au feu de forêt. Le climat océanique y est humide toute l'année, le paysage dominant est le bocage, prairies, haies et élevage, et les forêts qui subsistent (Écouves, Andaines, Perche) sont majoritairement composées de feuillus (hêtre, chêne), beaucoup moins inflammables que le pin maritime des Landes de Gascogne. Le risque n'est cependant plus nul : les étés secs se multiplient et l'Orne a connu, pour la première fois, un épisode de vigilance « feux de forêt » à l'été 2026.
Cette page présente le suivi que nous mettons à disposition des habitants, et explique d'où viennent les informations affichées, ainsi que ce qu'elles ne permettent pas de dire.
Point au 13/09/2026. Chiffres issus de l'archive satellite du site (NASA FIRMS, foyers regroupés) et de l'archive des feux nommés, tenue à partir de la presse et des préfectures.
Entre le 19 juillet 2026 et le 13 septembre 2026, le programme NASA FIRMS a détecté 3 foyers satellite dans les contours de l'Orne (tous types de feux, brûlages compris).
Le premier a été repéré le 19 juillet 2026, la dernière détection date du 26 août 2026.
Le foyer le plus intense a atteint 26 MW de puissance radiative (FRP, maximum relevé sur l'épisode du 20 juillet 2026).
Son pic d'activité, en nombre de nouvelles cellules détectées par heure, date du 20 juillet 2026.
L'emprise des détections satellite totalise 1,7 km² sur la période : c'est la surface des cellules où une chaleur a été mesurée, pas une surface brûlée.
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Cette carte est un outil d'information. Elle ne remplace jamais les consignes des pompiers, de la préfecture de l'Orne ou d'une alerte FR-Alert reçue sur votre téléphone. Si l'on vous demande d'évacuer, évacuez sans attendre de confirmation ici.
Les foyers affichés dans l'Orne proviennent des satellites de la NASA (instruments VIIRS et MODIS, programme FIRMS), qui repèrent les anomalies thermiques à chaque passage au-dessus de la France. Entre deux passages, une détection peut mettre jusqu'à trois heures à apparaître : la carte aide à comprendre la situation, elle ne remplace jamais les pompiers. Notre guide de la détection satellite détaille les capteurs, leurs limites et la lecture des points chauds.
Plusieurs facteurs expliquent pourquoi l'Orne reste, structurellement, un département à faible risque de feu de forêt :
Cette situation n'est toutefois plus figée : les sécheresses estivales deviennent plus fréquentes et plus intenses, y compris dans l'Ouest de la France, ce qui explique la vigilance croissante des services météorologiques sur ce type de département.
L'Orne ne compte pas d'incendie de forêt majeur documenté ces dernières décennies : le climat océanique humide et la dominante de bocage et de forêts de feuillus limitent structurellement le risque, à la différence de massifs résineux comme les Landes de Gascogne. Cela ne signifie pas un risque nul. Le 7 juillet 2026, l'Orne a été placée, aux côtés de l'Eure, en vigilance orange « risque de feux de forêt » par Météo-France, une première pour ces départements normands depuis la création de cet indicateur de vigilance. Le même été, plusieurs départs de feu de végétation localisés ont été rapportés, notamment près de Mortrée (une vingtaine d'hectares de chaumes et de végétation) et près de L'Aigle (une vingtaine d'hectares après plusieurs départs de feu le même jour), des surfaces sans commune mesure avec les grands incendies du Sud-Ouest, mais qui montrent que le risque progresse.
Ouvrez la carte en direct : les foyers détectés dans les dernières heures y apparaissent, avec la distance aux communes voisines et la direction du vent. Gardez en tête le délai de détection satellite décrit plus haut.
Les sources le sont, NASA FIRMS, Météo-France, Atmo Normandie, Copernicus EFFIS, mais leur assemblage sur cette carte ne l'est pas. Ce service est édité par une entreprise privée et ne parle ni au nom des pompiers, ni au nom de la préfecture.
Non. La carte est gratuite et ne demande aucune inscription. Elle est financée par son éditeur et par quelques partenaires locaux.
Les capteurs détectent une chaleur, pas un incendie. Un brûlage agricole autorisé, une torchère industrielle ou un toit métallique surchauffé peuvent produire une détection. La carte tient compte de la puissance mesurée et de l'ancienneté pour éviter d'alarmer sans motif, mais aucune détection satellite n'est infaillible.
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