Les Alpes-Maritimes sont l'un des départements français les plus exposés au feu de forêt. Le climat méditerranéen, les étés très secs et le relief accidenté de l'arrière-pays niçois et cannois favorisent des départs de feu rapides dans le maquis, les pinèdes de pin d'Alep et de pin maritime, et jusqu'aux portes des zones habitées, très imbriquées avec la végétation sur le littoral et les collines.
Cette page présente le suivi que nous mettons à disposition des habitants, et explique d'où viennent les informations affichées, ainsi que ce qu'elles ne permettent pas de dire.
Cette saison dans les Alpes-Maritimes
Point au 14/10/2026, recalculé chaque matin : détections NASA FIRMS regroupées en foyers, et feux nommés relevés dans la presse et les communiqués de préfecture.
Entre le 19 juillet 2026 et le 14 octobre 2026, le programme NASA FIRMS a détecté 1 foyer satellite dans les contours des Alpes-Maritimes (tous types de feux, brûlages compris).
C'est le 64e territoire le plus actif parmi les 82 où au moins un foyer a été détecté, soit 0,4 % des détections en France.
Ce foyer a été repéré le 15 août 2026.
Record de la période : 25 MW de puissance radiative (FRP) pour un même foyer, maximum mesuré sur l'épisode du 15 août 2026.
Son pic d'activité, en nombre de nouvelles cellules détectées par heure, date du 15 août 2026.
Les cellules chaudes couvrent 1 km² au total, une emprise de détection et pas une surface brûlée.
Feux nommés cette saison dans les Alpes-Maritimes
- Lucéram (06) : premier signalement le 4 octobre 2026, dernier statut connu : feu éteint (déduit du silence).
- Nice (06) : premier signalement le 27 septembre 2026, dernier statut connu : feu éteint (déduit du silence).
- Villefranche-sur-Mer (06) : premier signalement le 20 septembre 2026, feu éteint, 1 ha au plus fort selon presse ou préfecture.
- Grasse (06) : premier signalement le 3 septembre 2026, feu éteint.
Les fiches détaillent l’évolution de chaque feu et citent les médias ou préfectures d’où viennent les chiffres.
Ce que montre la carte
Pour les Alpes-Maritimes, la vue en direct réunit détections satellite, vent prévu, panache de fumée, la qualité de l'air publiée par Atmo Nouvelle-Aquitaine, moyens aériens et périmètres brûlés. Pour savoir lire chacune de ces informations : comment les feux sont détectés, les avions bombardiers d'eau ou encore fumée et qualité de l'air.
En cas d'urgence, appelez
18 · 112
Cette carte est un outil d'information. Elle ne remplace jamais les consignes des pompiers, de la préfecture des Alpes-Maritimes ou d'une alerte FR-Alert reçue sur votre téléphone. Si l'on vous demande d'évacuer, évacuez sans attendre de confirmation ici.
Comment les feux sont détectés
Les foyers affichés dans les Alpes-Maritimes proviennent des satellites de la NASA (instruments VIIRS et MODIS, programme FIRMS), qui repèrent les anomalies thermiques à chaque passage au-dessus de la France. Entre deux passages, une détection peut mettre jusqu'à trois heures à apparaître : la carte aide à comprendre la situation, elle ne remplace jamais les pompiers. Notre guide de la détection satellite détaille les capteurs, leurs limites et la lecture des points chauds.
Pourquoi les Alpes-Maritimes brûlent
Plusieurs facteurs se combinent dans le département :
- Un climat méditerranéen à étés très secs. Les précipitations quasi nulles entre juin et septembre assèchent rapidement le maquis et les pinèdes, certaines années dès la fin de l'hiver en cas de déficit prolongé de pluie.
- Une végétation très inflammable. Maquis, pins d'Alep et pins maritimes produisent une biomasse riche en résine et en huiles essentielles qui s'enflamme facilement et brûle avec intensité.
- L'interface habitat-forêt. De nombreuses habitations sont construites au cœur ou en lisière de zones boisées sur les collines de l'arrière-pays, ce qui complique la lutte et augmente le risque pour les personnes.
- Le relief et le vent. Les vallées encaissées et les vents de secteur nord (tramontane, mistral local) peuvent accélérer brutalement la progression d'un feu sur les pentes.
Un département durement marqué par la canicule de 2003
L'été 2003, marqué par une sécheresse et une canicule exceptionnelles à l'échelle nationale, a été particulièrement sévère dans les Alpes-Maritimes : aucune pluie significative n'était tombée depuis la fin octobre 2002, ce qui a permis à des feux de se déclarer dès le mois de février. Sur l'ensemble de l'année 2003, environ 2 900 hectares d'espaces naturels sont partis en fumée dans le département, un bilan cumulé de plusieurs incendies plutôt qu'un unique feu géant, mais qui illustre l'ampleur que peut prendre une saison sèche prolongée sur la Côte d'Azur.
Que faire si un feu se déclare près de chez vous
Les réflexes qui sauvent (rester à distance, fermer volets et aérations, préparer un sac, évacuer sans attendre les flammes) sont expliqués pas à pas dans que faire face à un feu de forêt et confinement, évacuation et retour. Écoutez France Bleu Alpes-Maritimes et les comptes officiels de la préfecture ; une alerte FR-Alert peut aussi arriver sur votre téléphone.
Pour aller plus loin
À explorer depuis cette page : tous les feux en Provence-Alpes-Côte d'Azur, les villes suivies : Nice, Cannes, les moyens de lutte contre les feux, ce que veulent dire « fixé » et « maîtrisé » et les incendies archivés. Et si vous vous demandez d'où viennent les données ou pourquoi un point apparaît sans feu, la FAQ des feux de forêt y répond.